Le Wonder

109 rue de Paris, 93000 Bobigny
Seine-Saint-Denis – France

Ateliers collectifs d’artistes
Seine-Saint-Denis – France

Ateliers collectifs d’artistes
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Artistes actuellement
résidentexs:
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Le Wonder est un lieu de production d’œuvres d’artistes contemporainexs reconnuxs, exposéxs dans les centres d’art et les musées au rayonnement régional, national et international. Depuis 10 ans, plus de 700 artistes ont résidé dans les ateliers du Wonder. Aujourd’hui, le collectif rassemble des artistes de multiples disciplines:

  • Sharon Alfassi
    Le Wonder - Artistes

    L’art et la matière
    Sharon Alfassi, jeune artiste diplômée de la Villa Arson et du Master d’expérimentation en arts et politique de Sciences Po Paris, est une véritable touche-à-tout. À la fois réalisatrice, dessinatrice, sculptrice, performeuse et couturière, elle semble n’avoir aucune limite concernant l’expérimentation des formes et des médiums. Grâce à des sources d’inspiration variées, elle mêle références populaires, sacrées ou mythologiques afin de repenser les stéréotypes en tout genre.

    Depuis le début de sa pratique artistique, elle n’a cessé de questionner les liens entre le corps, les vêtements et les archétypes associés. Dans la création de ses œuvres textiles, elle déconstruit les clichés définissant les concepts de masculin et féminin en proposant une nouvelle version personnelle et générationnelle. En 2021, elle imagine un costume de cow-boy composé de gants bleu ciel transparent et de franges en faïence émaillée, à l’opposé de la figure virile du far-west traditionnellement représentée.

    Laure Martin
    Image: Question de feeling, 2022, environ 10 minutes

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  • Georges Juliette Ayrault
    Le Wonder - Artistes

    Artiste-chercheureuse, la pratique de Georges Juliette Ayrault prend appui sur sa collection d’objets et de matériaux de récupération, rencontrés et chinés sur les marchés de seconde main, refaçonnés avec autant d’affection que d’inquiétude. Réemployée, cette collection se veut la ressource principale de ses installations, sculptures et autres déclinaisons spatiales aux échelles variées. Loin de toute nostalgie, Georges Juliette Ayrault nous invite à y voir d’autres paysages et d’autres histoires: systèmes solaires inconnus, châteaux de quartz, cités futuristes ou bureaux administratifs dépeuplés. L’artiste navigue dans les interstices de nos grands récits et imaginaires utopiques comme dystopiques et de nos systèmes de valeurs occidentaux. Avec un œil autant critique qu’attentif, iel négocie avec les vécus de ces objets infra-ordinaires, fruit du capitalisme fossile autant que de notre quotidien. L’artiste investit l’histoire contradictoire de sa collection comme levier, afin de faire émerger des récits alternatifs voire dissidents, des stratégies de survies collectives pour «vivre dans les ruines du capitalisme» (Anna Tsning).

    Thomas Lemire
    Crédit photo: Louis Chaumier

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  • Sarah Nefissa Belhadjali
    Le Wonder - Artistes

    Sarah Nefissa Belhadjali est tuniso-italo-française. Après une licence de sciences du vivant à l’UPMC, elle poursuit ses études aux Beaux-Arts de Paris et à la SAIC.

    De son parcours scientifique, elle garde dans son travail artistique les méthodologies permettant une approche critique des données recueillies. Elle expérimente l’effacement de la définition du projet artistique dans un devenir-fiction qui permettrait de mieux comprendre ce dernier.

    Au début des années 2020, elle marque une distance critique avec le statut de l’artiste-créateurice-unique. Elle y préfère les pratiques pédagogiques dans des contextes de jeu, des situations pour joueur·ses, auxquelles elle aime prendre part.

    Pour Sarah Nefissa Belhadjali, les questions féministes, décoloniales et numériques ne sont pas qu’un accès à la liberté, mais aussi la question suivante. Comment travailler avec le piège dans lequel chacun·e est inévitablement pris·e?

    Elle travaille à La Galerie de Noisy-Le-Sec en tant qu’artiste intervenante et sera en résidence en milieu scolaire à l’Institut des Cultures d’Islam à la rentrée 2023.

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  • Romain Best
    Le Wonder - Artistes

    Né à Lyon en 1995, Romain Best est diplômé de l’ENSAPC en 2019. Il vit et travaille entre le Pré-Saint-Gervais et Bobigny. Sa pratique répond à des réalités matérielles, techniques et invisibles dont il prend en charge l’ensemble. La provenance des matériaux, les outils qui les façonnent, les lieux qui les accueillent,
    sont autant d’éléments qu’il réalise ou intègre au processus, mais de manière imprédictible. Incarnant des rôles polysémiques: forgeron, alchimiste, ouvrier, sourcier, chercheur d’or, architecte aérospatial, il explore, par la pratique de la sculpture, une connaissance empirique du monde. Cette mise au travail apparemment prise dans une discipline impartiale, opère en réalité par hasard, déplacement et réinvention des étapes de réalisation. La technique devient prétexte à comprendre, explorer, rencontrer des réalités inconnues et à s’en remettre à elles. Le prisme du double, de la répétition cyclique et de la reproduction interroge les rythmes, cosmologiques et organiques, dans lequel nous sommes engagé.e.s. Il participe à diverses expositions en Europe (Bruxelles, Athènes, Madrid), ainsi qu’a Paris en 2023 avec deux expositions personnelles, Copper Copper, Water Water à la Cyberrance et Coulissements par frictions au Plateau du Frac Île-de-France.
    Crédit photo: Martin Argyroglo

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  • Hiiona Choi
    Le Wonder - Artistes

    Hiiona Choi, née en 1999.

    Son exploration artistique actuelle se trouve à la convergence du film, de la performance et de la sculpture figurative. Elle observe comment ‘time-based media’ confère une présence physique à des personnages et récits fictifs. Ses sculptures incarnent des preuves tangibles des récits qu’elle met en scène.

    Son projet principal, axé sur la fétichisation des émotions négatives au travers de figures objetisées, repose sur la reproduction des corps humains et animaux dans nos cultures visuelles.

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  • Jérôme Clément-Wilz
    Le Wonder - Artistes

    Jérôme Clément-Wilz est auteur-réalisateur et chef-opérateur, travaillant notamment une matière documentaire. Des zones de guerre aux mysticismes, des fêtes illégales aux fétichismes, ses films ont été sélectionnés à Rotterdam IFFR, Amsterdam IDFA, Toronto Hot Docs, Clermont-Ferrand, Krakow Film Festival, DokLeipzig… Il a reçu, entre autres, le Grand Prix à Doxa, au Hong Kong Film Festival, une Etoile de la SCAM, un Laurier de la Télévision, le Grand Prix à Luchon, etc.

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  • Benjamin Collet
    Le Wonder - Artistes

    Je me souviens de peu de choses,
    juste peut-être que c’est une maison
    mais elle est très lumineuse,
    dedans il y a un pianiste jamaïcain
    à la fois engagé et discret.

    Après, Romain m’a dit qu’il avait accroché mon tableau à côté de son canapé.
    On peut s’asseoir et le voir maintenant,
    et ça lui plait.

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  • Octave Courtin
    Le Wonder - Artistes

    Mon travail s’est développé autour de la conception d’objets sonores inspirés d’instruments de musique tels que cornemuses, orgues, harmoniums et plus généralement les instruments dotés d’une réserve d’air permettant de jouer des sons continus. Cette réserve fait le lien entre le performeur et l’instrument et agit comme intermédiaire entre le corps performant et le corps sonore. Cette relation au souffle et à l’air donne aux objets un caractère vivant, organique et accentue une relation d’ordre symbiotique entre le performeur et ses objets.

    Comment concilier un regard porté sur l’objet - sa manipulation et son autonomie - avec un langage et un potentiel musical? Les phénomènes physiques fondamentaux tels que la gravité ou les flux d’air prennent un rôle de première importance car ils sont souvent les principaux acteurs des dispositifs que je crée et constituent généralement leur source d’autonomie. En alternant temps de fabrication et temps de recherche musicale, il se dessine l’envie de créer un dispositif qui s’enrichisse au gré des expérimentations et emprunte à l’orgue l’image d’un «instrument-monde».

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  • Louis Danjou
    Le Wonder - Artistes

    Louis Danjou est un artiste pluridisciplinaire, qui excelle dans plusieurs domaines tels que la peinture, la céramique, la musique, la cuisine, la bijouterie et le tatouage. Il est également cofondateur des ateliers Wonder et dirige le «Pôle Cuisine» qui organise des ateliers culinaires pour les étudiantexs et le grand public. Lors de ces ateliers, il s’amuse à jouer avec les couleurs, les textures et les saveurs des aliments pour explorer leurs origines et leur portée sensorielle.

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  • Simon Denise
    Le Wonder - Artistes

    Simon Denise est un artiste et artisan métallier. À travers son savoir-faire, il transforme des matériaux recyclés en des créations uniques et fonctionnelles. Ce sont des outils de partage, vecteurs de convivialité, avec une attention particulière à la sobriété énergétique et à la mobilité.

    Parmi ses réalisations, on trouve le Chapiteau Mobile, un dispositif constitué de bancs qui se remorquent les uns aux autres, pour former un train tractable à vélo. Placé en cercle, il déploie une voilure grâce à une structure auto-portante dépourvue de poteau et de poutre, conçue pour être facilement montable et démontable.

    Il a également réalisé le Rocket Pizza, un four à pizza mobile tout-terrain. Ce poêle au feu de bois est un vecteur de rencontres pour l’artiste et un moyen de se réunir à travers une performance culinaire participative.

    Par ailleurs, Simon à une pratique de la forge. Il a notamment été invité par Line Gigs à la construction d’un Instrumentatirium en résidence à la Station Gare des mines à Aubervilliers. C’est une œuvre collective, à la fois sculpture et instrument. Fabriquée au fil d’ateliers ouverts au public en collaboration avec d’autres artistes.

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  • Marianne Derrien
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    Marianne Derrien est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante, membre de C-E-A et d’AICA France. Après avoir été chargée de mission pour les expositions à l’Académie de France à Rome - Villa Médicis, elle collabore désormais en tant que commissaire invitée avec des institutions muséales et des lieux indépendants en France (Mrac Occitanie, Cité internationale des arts, Le Wonder, Mac Val…) ainsi qu’à l’international (Mudam à Luxembourg, Unosunove à Rome, Wooyang Museum en Corée du Sud, Plataforma Revolver à Lisbonne, The Pill à Istanbul…). Elle enseigne au sein du Master Sciences et techniques de l’exposition à l’École des arts de la Sorbonne et publie régulièrement des textes critiques sur des artistes tant émergent·e·xs que confirmé·e·xs.

    Depuis 2020, elle est en résidence curatoriale au Wonder, lieu autogéré par des artistes en région parisienne pour y mener plusieurs projets curatoriaux (Humain autonome) ainsi que des projets d’éditions (Some of Us, Manuella Éditions) et co-fonde la plateforme curatoriale Fluidlabor. En 2023, elle est lauréate, avec l’artiste Eva Nielsen, du programme BMW Art Makers dans le cadre des Rencontres d’Arles et de Paris photo.

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  • François Dufeil
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    Ancien aspirant Compagnon du Devoir, François Dufeil a placé le savoir-faire artisanal et son partage au cœur de sa démarche. Par le détournement d’objets industriels et le déplacement de gestes ouvriers (plomberie, soudure, couture…), il produit des pièces qui échappent à la logique productiviste au profit de modes d’activation alternatifs, propres aux situations d’urgence ou à une économie autogérée. Une Boudineuse qui devient ustensile de cuisine ou une bouteille de gaz qui sert de Fonderie somnolente dé-fonctionnalisent ces objets premiers pour les assigner à de nouveaux usages, le plus souvent collectifs: cuisiner, faire de la musique, recycler des déchets ou frapper une monnaie. La bonbonne, qui articule l’inoffensivité d’un objet domestique à la dangerosité de la bombe artisanale, est exemplaire d’une démarche qui investit des formes agressives pour les destiner à des utilisations pratiques plus généreuses. Conçue comme un «système d’émancipation», autonome et low tech, chaque œuvre tient ainsi davantage de l’outil, activable par le seul corps, que de la machine aliénante.

    Florian Gaité

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  • Vincent Esclade
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    Artiste, designer de mode et couturier, Vincent Esclade sur la frontière entre art et artisanat. Terminant également un master de sociologie à l’université Paris 8, il nourrit ses pratiques d’une dimension réflexive, afin de les questionner, mais aussi d’interroger les implications de l’objet vêtement dans le monde social, tant dans sa dimension sémiotique, matérielle, sa grammaire sexuelle, que dans son sens socio-historique.

    Il lance en décembre 2022 sa marque éponyme lors d’un évènement au 3537, futur Dover Street Market Paris. Une marque qui commence par une question: «A quoi ça sert de créer toujours plus de vêtements?». Face à elle l’évidence du plaisir, du plaisir d’imaginer, de faire et de porter des vêtements, mais aussi le besoin de retrouver ce plaisir. Et une nouvelle question: «Comment est-ce que je raccommode tout ça?».

    En créant cette marque il essaye de raccommoder ses questionnements et ce plaisir retrouvé, avec du fil, du sérieux teinté d’humour et sa sensibilité. Une marque créateur de vêtements upcycling qui rassemble son approche transversal du vêtement.

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  • Emmanuelle Etienne
    Le Wonder - Artistes

    Emmanuelle Etienne utilise le livre comme terrain d’expérimentations graphiques, le papier et l’impression risographique comme principaux médiums.

    Elle a d’abord étudié à l’école supérieure d’art de Lorraine où elle a obtenu son diplôme en images et narration, puis elle a poursuivi à l’école supérieure d’arts et médias de Caen en design graphique et éditorial.

    Son travail se situe au croisement d’une fascination pour l’objet du livre et de la perception des images en mouvement ou animées qu’elle collecte dans une tentative de décomposition et de fixation. Cette pratique du livre en auto-édition lui permet de convoquer les aspects séquentiels intrinsèques à l’objet du livre et d’en explorer ses potentialités physiques et matérielles. Conjointement, elle opère dans le champ du design graphique et collabore pour des publications d’artistes.

    Image: Du film au livre, mémoire de recherche, 2020

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  • Gabriel Fontana
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    Directeur artistique indépendant, Gabriel Fontana exerce dans le design social, domaine dans lequel il conçoit des projets qui allient sport et éducation populaire. Son travail invite à se réapproprier les espaces sportifs et à réinventer leur pratique en tant que véritable pédagogie queer, profondément émancipatrice.

    Les nouveaux sports qu’il met en scène abordent de ce fait différents enjeux clés qui animent la société contemporaine allant de la construction du lien social aux questions d’identité et d’inclusion. Les jeux qu’il développe ont été joués dans de nombreuses écoles à travers l’Europe, ainsi que présentés au siège mondial de Nike (US) et dans plusieurs institutions prestigieuses telles que le MoMA (US), MAC VAL (FR), Atelier LUMA (FR), W139 Amsterdam (NL) ou la encore la Design Week de Milan (IT).

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  • Pierre Gaignard
    Le Wonder - Artistes

    Diplômé des Beaux-Arts de Rennes puis de Lyon en 2010, Pierre Gaignard est artiste, doctorant (au sein d’«Effondrement des Alpes», ESAAA) et co-fondateur du Wonder (Artist-Run-Space, banlieue parisienne). Depuis 2010, son travail est exposé en France comme à l’étranger (Italie, Corée du Sud, Etats-Unis, Suisse, Lituanie, Allemagne, Espagne). Sa recherche est marquée par son expérience collective. Elle est motivée par son irrépressible envie de raconter le monde qui l’entoure: avec ses outils (low-tech et littéraires), ses perceptions (empiriques), ses conceptions (historiographiques et politiques), à rebours des discours dominants. Il aime aussi bien convoquer des technologies ultras contemporaines (3D scan, modeling et animation), que des technologies plus élémentaires (céramique et soudure). Il produit un corpus de formes qui témoigne à la fois de ses intérêts multiples pour les techniques, comme il témoigne de son mode de vie au sein du collectif - de la ville post-industrielle à la campagne magique et mélancolique. Il construit l’histoire d’une humanité fragile.

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  • Valentine Gardiennet
    Le Wonder - Artistes

    Le travail de Valentine Gardiennet combine autant un intérêt pour les formes populaires et l’humour, un foisonnement de production urgente, et un questionnement prégnant des sujets de l’époque: comment produire et que stocker? Comment la périphérie influence-t-elle l’histoire? quelle place pour le décor en regard du sujet?

    L’artiste évoque aussi bien Lili van der Stocker que Philip Guston, Camila Oliveira Fairclough que David Shrigley ou Sarah Tritz, avec ceci de commun avec elleux qu’elle entretient un lien fort avec le mot, en portant simultanément un regard acide sur la culture populaire, une façon de situer la pratique dans un champ économique et social.
    À travers une figuration formelle qui refuse toute fétichisation de l’objet, l’artiste produit des formes jouissives à l’économie légère dont la provenance, la facture, la production et la destination finale sont des composantes inhérentes à une réflexion politique plus large sur la circulation des objets d’art à l’heure d’un déclin inéluctable.

    Valentine Gardiennet est née en 1997 à Dijon et vit à Paris. Elle est diplômée de la Villa Arson, à Nice en 2020, et est cofondatrice du Wonder. Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles et collectives notamment aux Églises (Chelles, 77), à Art-Cade (Marseille, 13), au théâtre de l’Onde (Vélizy-Villacoublay, 78) ou encore à La Tôlerie à Clermont-Ferrand.

    Extrait du texte de Maëla Bescond

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  • Marie Gastini
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    Marie Gastini vit et travaille à Paris. Lors de ses études elle habite successivement dans plusieurs villes en France, en Italie et en Belgique - Roubaix, Milan, Anvers. Ses passages dans ces villes chargées d’un passé industriel glorieux marquent son travail et ses recherches. Parcourant ces anciennes flamboyantes aux briques rouges, comme suspendues et figées dans le temps, elle perçoit l’esthétique de leurs vestiges et choisit de s’en emparer.

    C’est à Paris, à l’école des Arts Décoratifs, qu’elle termine ses études de design vêtement puis intègre la maison Hermès Sellier au studio prêt-à-porter femme. Au terme d’une expérience de plusieurs années en tant que designer spécialisée en maille, elle décide de quitter l’industrie du vêtement et entreprend le développement d’une pratique alliant ses savoir-faire de designer et de plasticienne.

    Ses recherches se portent sur la notion de mémoire collective dans sa matérialité par les usages et les coutumes domestiques dont les empreintes traversent les époques. Ainsi, elle explore les médiums du dessin, de la peinture et de la sculpture qui rendent compte de l’empreinte laissée par la main. La matière textile et le vêtement, porté ou non, restent des éléments centraux de sa démarche.

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  • Eugénie Gaudel
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    Metteuse en scène, comédienne, marionnettiste, membre du collectif Le Wonder, Eugénie navigue entre deux mondes, celui du théâtre et de l’art contemporain. Ses recherches tournent autour du spectateur et de son approche de la représentation. En tentant de mélanger ces deux univers très codifiés, elle cherche à questionner la posture du spectateur et casser les codes de la monstration. En 2018, elle crée sa première mise en scène, Mélofé, ballet motorisé à plus de 40 artistes, au sein de l’artist-run space Le Wonder. Elle continue les collaborations avec le collectif et travaille sur la dramaturgie de la performance Skeuma Lekba au centre d’art L’Onde de Vélizy. Elle crée avec Louise Mutrel, le cabaret érotique Porn Corn qu’elle met en scène au sein des ateliers. En 2021, elle rencontre Nico Sauer avec lequel elle travaille sur une adaptation de l’épopée de Gilgamesh, Manferd Louveteau. Leur collaboration continue avec deux nouveaux projets, Voyage3000, spectacle qui sera joué en décembre 2023 à Paris et Rüber, qui sera créé pour la Biennale de Munich 2024. En parallèle, elle continue sa carrière de comédienne en tournant dans différents films. Elle est notamment à l’affiche des films Maudit d’Emmanuel Parraud et Maria de Jessica Palud.

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  • Inès Geoffroy
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    Inès Geoffroy est curatrice indépendante et Cheffe de projet expositions à La Villette, où elle s’occupe de la direction artistique de 100% L’EXPO, évènement annuel dédié à la jeune création. Dans sa pratique personnelle, elle est membre active du collectif B93 qui pendant trois ans a occupé un hangar abandonné à Drancy, avec l’intention de le transformer en tiers-lieu, à la jonction entre cultures urbaines et art contemporain. Expulsé du hangar fin juin 2023, le collectif décide malgré tout de continuer ses projets et saisit l’occasion de son invitation au 67e Salon de Montrouge pour se réinventer comme collectif artistique mouvant.

    Inès Geoffroy a récemment curaté le solo-show d’Aïcha Snoussi à la galerie La La Land, le programme vidéo FINAL GIRLS à DOC! (co-curation avec Mathilda Portoghese), ainsi que B93 PREQUEL au Sample (co-curation avec Laure Togola), exposition - événement sur l’histoire du hangar B93.

    Enfin, son activité d’écriture et de recherche se focalise sur les représentations des personnes de culture musulmanes dans l’art contemporain, et plus spécifiquement des personnes queer et sexisées. Sa dernière publication dans Gaze Magazine (n°6 juin 2023), explore la thématique de la bisexualité des femmes musulmanes via la figure de l’Odalisque.

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  • Gaspard Girard d'Albissin
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    Gaspard fait de la peinture.

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  • Laura Gozlan
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    Les installations et les films de Laura Gozlan offrent des espaces d’expérience performative du climax. Elles situent les moments, outrancièrement articulés, du désir et de sa satisfaction dans des environnements contrastés et intimes, perturbés par des épisodes sombres qui bouleversent les normes sociales et font référence à l’esthétique de la prothèse et de la sénescence.

    Depuis 2019, elle réalise une série de micro-fictions qui relatent les expériences et les mutations d’un personnage récurrent et parfaitement solitaire qu’elle interprète: Mum. À la fois goule, vampire et spectre, Mum s’inscrit dans une généalogie de figures féminines monstrueuses issues du film de genre industriel. Ses opérations et ses pratiques résultent d’un usage déviant des technologies trans-humanistes et révèlent leur envers archaïque et occulte. Ses échecs la conduisent sur la piste d’autres opérations plus obliques: prolongation de la jeunesse opérée par l’inhalation de vapeurs de momie dans un bang ; auto-reproduction opéré par onanisme magique ; manœuvres politiques opérées encore par magie sexuelle et onanisme.

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  • Collectif Grapain
    Le Wonder - Artistes

    Plus l’ère de l’Anthropocène progresse et s’intensifie, plus les écosystèmes révèlent les formes de leur altération profonde. L’hybridation irréversible qui se généralise entre machines, déchets, pollution d’un côté, et nature, organique et vivant de l’autre, produit de nouveaux panoramas au caractère insaisissable.

    C’est de cet état du monde indéterminé et contradictoire que s’empare le duo soeur et frère Grapain afin de développer une œuvre où l’atmosphère apocalyptique flirte avec celle de la régénérescence. Le plus souvent, il se fait le créateur d’environnements désertés à l’esthétique radioactive, au sein desquels reposent d’étranges vestiges post-industriels issus d’une civilisation qu’on devine extincte.

    En contrepied de la désolation qui s’en dégage, les artistes y injectent une nature à la force inédite, régie par des cycles de vie endurants qui semblent, paradoxalement, être alimentés par les ruines elles-mêmes.

    Licia Demuro

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  • Antonin Hako
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    La peinture comme la vie.

    Antonin Hako a fait de la peinture un principe de vie qui le lie intensément aux autres. Construisant une œuvre généreuse et engagée, intimement liée à la question de l’espace public avec ses spécificités sociales, historiques et politiques, ses œuvres créent des espaces de partage destinés à être appropriés par chacun.e. Sa peinture valorise tant la présence active de chaque personne que sa réflexion critique.

    Libre, sa peinture s’affranchit des formats. Abstraite, sa peinture donne la part belle à la couleur. Dessinée, elle l’est aussi par les signes et les formes souvent cernés de noir qui rythment ses toiles. En s’imprégnant de la texture des villes et des paysages rencontrés, la peinture se fait danse, elle est un rythme pour lui. Dans ce corps à corps perpétuel, elle bouge, chemine et bouscule tous nos sens en une chorégraphie picturale. En mouvement, elle l’est souvent, par la mobilité qu’Antonin Hako donne à sa peinture soit par une action qui la fait se mouvoir.

    Extrait de «Vitale, la peinture d’Antonin Hako»

    Texte de Marianne Derrien, novembre 2021 

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  • Charlotte Janis Rabuteau
    Le Wonder - Artistes

    Charlotte Janis Rabuteau (née en 1988), artiste française, cofondatrice du Wonder.

    Sa pratique artistique autodidacte slalome entre le dessin, la peinture, la vidéo et l’installation. Autant de supports à narration qu’elle active cycliquement autour des liens et métamorphoses qu’apportent l’organisation collective aux humain·e·s et non humain·e·s.

    Il y a 2 ans, elle cofonde le projet Spora avec l’artiste paysagiste Roberto Dell’Orco. Spora est un projet de recherche et d’actions expérimental, participatif et transdisciplinaire autour du mycélium et des champignons. Depuis, Charlotte prête sa parole d’artiste à traduire ce que ces actions provoquent car les rencontres tissées par Spora créent un aspect rhizomatique qui engendre successivement de nouvelles possibilités et collaborations transdisciplinaires, toujours gravitant dans les épaisseurs de la cartographie du monde fongique. En travaillant sur le sol et le mycélium, Charlotte imagine des récits sciences-frictions pour développer l’imaginaire commun contemporain sur la connectivité inévitable du vivant au sens large.

    Instagram - SPORA

  • Pierre Klein
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    Pierre Klein est designer et plasticien. Il étudie des phénomènes élémentaires à la lisière du visible et de l’invisible, souvent liés au mouvement et la couleur. Par des performances, des peintures et des éditions sous forme d’enveloppes, il rend sensibles et palpables ces explorations. En 2019, le projet Air, Gravité & Trois Fois Rien, au croisement du design, des arts visuels et de la physique expérimentale, ouvre un programme de recherche qu’il poursuit depuis sur la cinématique d’objets en chute libre. En matérialisant flux et courants d’air par des surfaces découpées qui semblent s’animer, il déploie une magie sans trucage et propose un regard attentif sur l’ordinaire.

    Formé aux Beaux-Arts de Lyon puis à l’ENSCI - Les Ateliers, son travail a été montré à la Galerie Duchamp, à la Fondation du Bauhaus de Dessau, au Festival Point à Avranches, au Goethe institut et peut se découvrir au détour d’une boîte aux lettres en ouvrant un de ses volatiles enveloppés.

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  • Roy Köhnke
    Le Wonder - Artistes

    Roy Köhnke, né en 1990 à Paris, France ; vit et travaille à Bobigny, France.
    Roy Köhnke est artiste et cofondateur du collectif d’artistes Le Wonder. Travaillant à travers la sculpture et l’installation, fusionnant la haute technologie avec le travail manuel élémentaire, sa pratique vise à supprimer les limites du corps en reconnectant ses spécificités physiques et narratives à son environnement tout en le considérant comme une terre et un récit à part entière.

    Roy a obtenu en 2016 un DNSAP aux Beaux-Arts de Paris. Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles et en duo au Grand Café, Saint-Nazaire, FR ; Le Shed, Rouen, FR ; Buropolis, Marseille, FR ; Galerie Eric Mouchet, Paris, FR ; Doc !, Paris, FR ; 76,4, Bruxelles, BE ; in.plano, Ile-Saint-Denis, FR. Il a également participé à des expositions collectives au CAPC, Bordeaux, FR ; à la Fondation d’Entreprise Hermès, Bruxelles, BE ; au FRAC Normandie, Caen, FR ; au VEDA, Florence, IT ; au MAC Lyon, Lyon, FR ; à la Galerie Filles du Calvaire, Paris, FR ; à La Panacée, Montpellier, FR ; à la Fondation Pernod Ricard, Paris, FR.

    En 2020, il est lauréat du prix Mécènes du Sud et en 2022, du prix Révélation Arts plastiques de l’ADAGP pour le 66e Salon de Montrouge.

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  • Martha-Maria Le Bars
    Le Wonder - Artistes

    Peintre par la sculpture et sculptrice en peinture, Martha-Maria le Bars élabore des protocoles et dispositifs in situ, afin de provoquer des environnements ou paysages spéculatifs qui permettent à la matière d’être indépendante dans son déploiement. Elle développe et suggère des nouveaux procédés pour faire peinture, s’écarte du châssis traditionnel, construis ses propres outils : des rigoles en porcelaine, des châssis échafaudages en bambous, un arrosoirs pour ses sculptures. Dans une volonté de contre-courant vis-à-vis de la globalisation, elle travaille la lenteur, la douceur, la fragilité et opère selon différentes vitesses. Elle décris un monde en mouvement, en évolution, en métamorphose, en extinction parfois. Le sensible contexte écologique est intégré dans son travail, néanmoins il n’est pas brutal, l’artiste déplace, use et répare, car elle recherche les prémices d’une nouvelle découverte.

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  • Ivan Le Pays
    Le Wonder - Artistes

    Ivan Le Pays, né à Nantes en 1992.

    En étudiant le chinois pendant 7 ans, il s’initie à la calligraphie. La ligne devient un langage qui lui permet de formuler sa vision géométrique du monde. En 2016, diplômé du master Anthropology & Design de l’Université des Beaux-Arts de Shanghai, il s’installe à Paris pour travailler aux côtés du créateur Jean-Charles de Castelbajac.

    Voyageant du design à la sculpture, de la photographie à la peinture, Ivan Le Pays immortalise une vision utopique des paysages, utilisant la ligne comme clef de voûte de ses travaux. Sa relation physique au paysage se concrétise par la découverte de l’escalade, pratique qu’il met en relation à la peinture, par le mouvement du corps et l’équilibre de son geste.

    En 2022, il part s’isoler dans le désert de Californie, pour réaliser son premier film A line alone, un voyage expérimental qui questionne la relation entre le corps et le paysage à travers le tatouage, la peinture et l’escalade, lors d’une performance avec l’athlète américaine Ashima Shiraishi. Il est aujourd’hui artiste résident aux Ateliers Wonder à Paris, et ambassadeur pour Arc’teryx.

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  • Jonathan Marti
    Le Wonder - Artistes

    Jonathan Marti est né en 1982 à Saint-Tropez. Il grandit sur l’île de la Réunion.

    Il arrive à Paris en 2003 et intègre la section Design de l’Institut Supérieur d’Art Appliqué (LISAA). Il en sort diplômé et commence à travailler au contact de stylistes, designers, architectes et artistes.

    Préoccupé par l’aspect technique des projets de design, il passe son CAP menuisier en 2015.

    En 2017, il intègre les ateliers Wonder et devient l’un des membres co-fondateurs du collectif.

    En 2019, Il crée le projet Ryuzz, création de meuble hybrides, sortes de Frankenstein composés de fragments récupérés et mixés qu’il récupère dans la rue.

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  • Camille Martin
    Le Wonder - Artistes

    Camille Martin est commissaire d’exposition indépendante. Formée en histoire de l’art à l’Université Paris Nanterre et en études curatoriales à l’Université Rennes 2, elle rejoint l’équipe du CAC Brétigny en mai 2018 en tant qu’assistante curatoriale puis prend le poste de responsable de production jusqu’en février 2022. Durant quatre ans, elle conçoit des projets pour promouvoir la jeune création au sein de l’institution. Elle accompagne notamment la résidence artistique de Laura Burucoa et se charge du commissariat des expositions au Phare, espaces d’accueil du Théâtre Brétigny, en 2021 et 2022. En 2019, elle crée avec Cathy Crochemar le collectif commizariat, basé entre Paris et Bruxelles, qui co-organise avec des programmateur·ices musicaux·ales des évènements festifs offrant aux artistes des cadres de monstrations populaires et propices à l’expérimentation. En 2022, elle fonde Art. 238 bis, une structure pensée pour soutenir la jeune création qui accompagne les entreprises (PME et commerces) dans l’acquisition ou la location d’œuvres d’art contemporain.

    Ses projets curatoriaux s’évertuent à considérer les rapports de pouvoirs qui se jouent aux seins des espaces d’arts. Elle s’amuse, parfois avec insolence, à détourner ou renouveler les codes de l’art contemporain. Par son écriture curatoriale volontairement subjective et proche de l’oralité, elle souhaite repenser la posture du·de la commissaire d’exposition en portant une attention particulière, dans ses recherches et dans ses processus de travail, aux publics et aux enjeux d’accessibilité à l’art.

    Site internet - Instagram - Instagram Art.238 bis

  • Louise Mutrel
    Le Wonder - Artistes

    Mon travail d’impression en risographie s’attache aux icônes populaires et vernaculaires que je rencontre.

    Cette technique m’immerge dans un rapport pictural à l’image où la matière et la couleur sont ramenées au premier plan.

    Depuis 2018 je mène une recherche importante au Japon aux côtés des communautés tuning des dekotora, les «decorating trucks», des camions hérités de la culture américaine. Ses adeptes japonais.es transforment ce hobby en un artisanat sensible et hybride. Ce sont toutes sortes d’histoires collectives, images folkloriques, références populaires manga et récits intimes qui composent l’habillage de leurs camions.

    Les images que je glane, une fois projetées dans l’espace, prennent la forme de livres éclatés, de liasses, de paravents ou encore de retables.

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  • Alice Nikolaeva
    Le Wonder - Artistes

    Alice Nikolaeva est née en 1991 à Samara, en Russie. Elle vit et travaille à Paris. Son intérêt se porte particulièrement sur la question de l’espace, la dimension poétique de l’espace public, l’envie de s’y projeter et de l’approprier. Elle étudie également dans son travail le rapport entre l’espace et la propriété et l’économie d’objets, toujours en lien avec le contexte et le territoire dans lequel elle travaille.

    Elle a récemment exposé à la Confidentielle (YIA, Paris), à ArtVilnius’18 (Lithuanie), à SVIPASAFNIĐ – MUSEUM OF IDENTITY & GENIUS LOCI - Verksmiðjan à (Hjalteyri, Iceland), à POSITIONS Berlin Art Fair, à Anarchist Print Fair - DFBRL8R gallery (Chicago USA), à Vth Moscow International Biennale for Young Art (Moscou, Russie) et à IXth International Contemporary Art Biennale of Shiryaevo (Samara, Russie).

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  • Nadia Paz
    Le Wonder - Artistes

    Nadia Paz est née en 1986 à Buenos Aires, Argentine. Elle y étudie les Beaux-Arts, puis les y enseigne. Tout ce que fait Nadia, c’est avec une passion qui oscille entre la douceur et l’expression instinctive d’une violence intérieure qu’elle apprivoise progressivement dans la concentration qu’elle met dans son travail. Sa peinture, ses dessins, et plus récemment ses céramiques, naviguent entre le geste naïf et des références solides à l’Histoire de l’art. Comme elle l’est dans la vie, Nadia enflamme ces références qu’elle puise et épuise sur des formats allant du papier A4 aux grandes fresques murales qu’elle déploie dans les villes qu’elle traverse en tornade. Attachée au travail de la couleur, Nadia puise ses teintes pastels et pourtant très crues, dans la culture contemporaine, dans des morceaux d’images allant de tableaux de musée nationaux aux photos qu’elle prend compulsivement avec son téléphone dans la rue, de gens simples, de chats, de chiens et de morceaux de décors urbains. Nadia travaille à la provocation d’instincts profonds, véritables et spirituels. Ses motifs abstraits narguent ironiquement le figuratif, et réciproquement. Par sa peinture, Nadia nous raconte ce qu’elle aimerait que le monde défende. Les rêves et les récits bizarres, qui mettent du sens dans ce qui nous lie viscéralement, humain·e·s et non-humain·e·s.

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  • François-Thibaut Pencenat
    Le Wonder - Artistes

    La démarche artistique de François-Thibaut Pencenat est caractérisée par son aspect pluridisciplinaire faisant dialoguer sculptures, installations dans l’espace public, mise en scène de spectacles vivants. Son travail aborde les questions liées à l’artifice, à la théâtralité, à l’apparition créant un brouillage entre l’espace de représentation et l’espace de monstration. Les notions d’absence et d’effacement sont récurrentes dans son travail, elles interrogent notre mémoire visuelle ainsi que la rémanence de certaines formes dans l’histoire de l’art.

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  • Nelson Pernisco
    Le Wonder - Artistes

    L’œuvre de Nelson Pernisco s’aborde à l’image des tiers-lieux qu’il investit, comme un espace de libre indiscipline où la réflexion critique motive la production de nouvelles utopies. Créer de nouveaux mondes qui nous permettent de mieux comprendre le nôtre: tel est au fond le principe de toute entreprise artistique. Ces mondes peuvent souvent trouver des formes inattendues et surprenantes, parfois perturbantes. Animées par le démon de l’analogie, et résultant d’un dialogue entre l’artiste et lui-même – ses expériences, ses intuitions, ses monts intérieurs – les formes de ces installations, dessinent un paysage hybride, à mi-chemin entre les règnes minéral et végétal. Ainsi celles qui, à première vue, pourraient nous apparaître comme des concrétions calcaires, telles des stalactites ou des stalagmites, pourraient tout aussi bien être les plantes d’une forêt venant d’une autre planète, ou des ruines anthropocéniques ou encore les restes fossiles d’une civilisation disparue depuis longtemps, suite à une catastrophe naturelle ou nucléaire. Premier témoin de cette métamorphose permanente, Nelson Pernisco appelle le spectateur à partager son même chemin vers un ailleurs imaginaire et symbolique, et à témoigner avec lui des phénomènes de sédimentation, d’érosion, de concrétion et de cristallisation d’une installation qui se fait environnement, conçue avant toute autre chose comme un étrange organisme immersif, à la fois minéral et vivant.

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  • Cédric Pierre
    Le Wonder - Artistes

    Cédric Pierre est graphiste. Il fait des livres, des identités visuelles, des sites internet et d’autres objets numériques ou imprimés.

    Par des travaux de commande, des projets auto-initiés et des résidences, son travail explore la transmission et la représentation dans l’art grâce à un subtil équilibre qui se situe exactement entre:
    – le concret / le pas très concret
    – le beau / le pas très beau
    – l’intelligent / le pas très intelligent
    – le ping / le pong
    – le connu / le pas très connu
    – l’expert / l’amateur
    – le poli / le pas très poli
    – l’objet / le sujet
    – le sensible / le pas trop sensible
    – l’espace / le temps
    – le gentil / le pas très gentil
    – le yin / le yang
    – le rigoureux / le pas très rigoureux
    – le maître / l’ignorant

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  • Clémentine Post
    Le Wonder - Artistes

    Un tableau devenu attentif - sollicite et invite - on s’y retrouve un peu comme à la table d’une fête à laquelle on n’a pas été convié, on regarde un peu partout,
    quelque chose bourdonne alors, se détache de l’objet observé, privilégie l’atmosphère, le plaisir de la vie de tout de suite.

    Certaines peintures de Clémentine, une amie et collègue d’atelier, font un peu cet effet, un genre de répertoire du tout venant, sans superflu, aussi simple qu’une fin d’après-midi ou que la phrase qui suit: On aime tellement être de bonne humeur.

    Benjamin Collet

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  • Nicolas Premier
    Le Wonder - Artistes

    À travers sa pratique de la vidéo, de la photographie et de l’installation, Nicolas Premier interroge modernité et contemporanéité à partir d’expériences et de connaissances dites «hors champ». Il s’intéresse particulièrement aux liens d’emprunts mutuels, de fascinations et d’éblouissements qui existent entre et envers les diasporas africaines.

    Premier élabore un langage poétique dans lequel il assemble éléments historiques et culture populaire, documents d’archives et références issues de la littérature, du cinéma, de la télévision, de la publicité ou des feeds des réseaux sociaux. Cette curation transmedia est aussi l’occasion d’intégrer des composantes plus personnelles, familiales ou autobiographiques.

    Par le biais de co-créations multiples et transdisciplinaires, Premier cherche de nouvelles façons de déployer sa pratique en portant une attention particulière aux contextes et aux espaces de monstration, notamment avec son projet AITF, art intervention, entité fluctuante et terrain d’expérimentations formelles et conceptuelles.

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  • Jérôme Printemps
    Le Wonder - Artistes

    Le travail de Jérôme Printemps part de la performance pour se déployer vers la photographie et le concert. En musique, a notamment animé le collectif La Tendre Émeute, qui s’est présenté en France (Zénith de Paris, Lavoir Moderne Parisien, Cirque Electrique…), Allemagne (Festival Fusion…), Pologne (inauguration du musée TRAFO…). Avec le photographe Corentin Fohlen, il a également créé le duo photographique Epectase, exposé à Circulation(s) au 104, au Salon de la Photo, et publié entre autres dans le New York Times, Le Temps, Photo, etc.

    Son travail performatif s’est plus récemment déplacé vers l’installation, notamment exposée au MAC Lyon, à la galerie des Mécènes du Sud (Montpellier), à la galerie Bertrand Grimond…

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  • Théo Pzl
    Le Wonder - Artistes

    Le travail de Théo Pzl est avant tout une grosse preuve d’amour. Ou peut-être, la contreforme d’une preuve d’amour. À la manière des «Souffles» de Giuseppe Penone, c’est l’exultation qui prend forme, avec toute son étrangeté.

    Les rythmes et les comportements amoureux, sensuels et sexuels sont soutenus par des formes surpolies par le touché, rampantes, attirantes, attirées.
    Le catalogue des rencontres sensuelles est développé, dansé, approfondi et déployé comme un environnement total, qui se nourrit de son expérience de performeur, musicien et Dj qui sillonne les clubs queer.

    Ses vilaines bêtes issues d’un futur dystopique, prennent forme, s’activent et se régénèrent par le contact physique, pour se retrouver sous les projecteurs d’une nouvelle scène.

    L’œuvre de Théo Pzl est tellement protéiforme qu’il semblerait plus juste de dire que c’est le résultat d’une relation passionnée des formes qui naissent de ses mains et des formes entre elles.

    Simmon Ballagny

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  • Pablo Réol
    Le Wonder - Artistes

    Pablo Réol est artiste, il travaille aux ateliers Wonder à Bobigny, France.

    À partir de collages numériques et argentiques, d’impressions sur tissus, du dessin, de la couture, et de la photographie, il s’intéresse aux processus de constructions d’images et aux rapports de hiérarchie entre matériaux du quotidien et ce qui est rendu exceptionnel. Comment se matérialise le digital, qu’est-ce qui résiste dans le réel? Une image mal imprimée, une tache. Guidé par les couleurs et les techniques, il dessine des formes abstraites et des lettres, en dialogue avec la mode, la publicité, la bande-dessinée.

    De nombreux portraits d’ami·es, des photo d’agencements de commerçant·es dans la rue, une belle texture, un objet bien éclairé. La photographie et le dessin s’articulent comme des poèmes. L’ensemble fait une image, comme en littérature: on se raconte des histoires avec les images, les images nous en racontent en retour, et entre elles. Le tissu comme support oblige à passer du temps sur les images, à les retravailler, il change les couleurs, les déforme, il flotte.

    Pablo a publié de nombreux zines, livres de photo et poèmes: Basura trash, auto-édition, 2015 ; El uso de las cosas, Rotolux, 2019 ; Centro, Facile press, 2021 ; Deux voyages, Facile press, 2021 ; Fin soleil et Mes oeillères, Ami·e·dition, 2021. Il travaille sur son prochain recueil de poésie, De nouveaux sillons, qui réunit deux ans d’écriture.

    Avec David Post-Kohler, il poursuit The Morel Quest, un projet de livre de photographie et de film tourné dans l’Ouest du Canada lors de deux saisons de cueillette de morilles de feu en forêt brulée.

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  • Salim Santa Lucia
    Le Wonder - Artistes

    Artiste et photographe autodidacte, Salim Santa Lucia a initialement suivi une formation de designer industriel. Il documente l’art et les artistes d’aujourd’hui en réalisant des reportages d’ateliers, des portraits mais aussi des vues de performances et d’expositions en collaboration avec des artistes, des commissaires d’exposition, des institutions et des galeries. Ses photographies de documentation du travail de l’art ont notamment été publiées par Libération, L’Humanité, Beaux-Arts magazine, la Revue 02, Télérama, Le Parisien, Connaissance des Arts, Le Quotidien de l’Art et d’autres parutions papier et web françaises et internationales.

    En parallèle de ces commandes, il a initié depuis 2018 un travail de reportage au long cours et d’archives photographiques sur et avec le collectif d’artistes Le Wonder.

    Salim Santa Lucia est par ailleurs cofondateur du projet curatorial Humain Autonome avec les commissaires d’exposition et critiques d’art Marianne Derrien et Sarah Ihler-Meyer.

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  • Otto Seubu
    Le Wonder - Artistes

    Après l’obtention d’un diplôme de communication visuelle en 2003, il travaille essentiellement en tant que freelance, aussi bien en design graphique qu’en illustration, en édition, en motion design ou encore en réalisation.

    Depuis 2014, la photographie argentique est devenue pour lui un hobby extrêmement addictif. Il essaye de ne jamais sortir sans son appareil point and shoot afin de pratiquer cette discipline à sa manière tous les jours. Son travail a d’abord consisté à documenter son quotidien, ses pérégrinations aussi bien diurnes que nocturnes. Il adopte assez vite le fait de prendre des photos dans l’instant sans forcément se soucier du cadrage, appréciant le côté brut du snapshot parfois bien pratique pour l’autodidacte qu’il est.

    Par la suite il essaie de mettre en évidence des choses auxquelles la plupart des gens ne font pas ou plus attention, il a souvent l’impression de voir du beau ou du poétique dans ce que beaucoup trouvent laid.

    Récemment, c’est par le biais de la céramique qu’il a pu explorer un aspect tridimensionnel jusque-là inconnu pour lui, permettant de mettre en avant un univers basé sur l’ironie qu’il trouvait beaucoup moins pertinent auparavant en deux dimensions. Le travail sculptural a donc par cet aspect été une véritable révélation personnelle.

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  • Hélène Soumaré
    Le Wonder - Artistes

    Hélène Soumaré est critique d’art indépendante et membre de l’AICA. Elle a notamment écrit pour les revues Facettes, Espace, Hors d’œuvre, Point contemporain, et a modéré des échanges en public avec des artistes au centre d’art 3 bis F, au Frac Champagne-Ardenne, au cinéma l’Archipel. Elle a participé au dernier Studio critique organisé par l’AICA au Fresnoy. Elle mène également une recherche sur l’espace d’exposition et son architecture, dans le cadre de laquelle elle a été chercheure-affiliée au PhD Forum mené à la HEAD Genève par Doreen Mende. Et a enseigné la philosophie en classe Terminales.

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  • Pier Sparta
    Le Wonder - Artistes

    Pétrissage, modelage, ciselage, rabotage: ces noms indiquent différentes actions dynamiques de la main sur la matière qui cède ou résiste, comme une chose qui serait douée de volonté. À la différence du collage ou du découpage, ces manipulations cherchent la forme intrinsèque à la substance. En d’autres termes, la forme est déjà là, dans le tronc du chêne ou le sceau rempli de mortier, attendant d’être rendue visible par le travail dynamique de l’artisan. La baguette du cuisinier oriental, rappelle Roland Barthes, ne fend ni ne découpe: elle défait, déplie, suit la structure interne et les fissures naturelles de l’aliment. Il en va, dans le travail de Pier Sparta, d’une logique similaire. Ses sculptures figuratives, pleines et souvent massives, semblent dévoiler le visage et le corps de l’esprit se logeant dans la matière. À moins qu’il ne s’agisse d’une idole aux pouvoirs de protection? La matière - n’en déplaise à une pensée dualiste - a une âme et, à l’inverse, les rêves ne prennent pas nécessairement place dans des substances éthérées et immatérielles. De ces images directes de la matière malléable, Gaston Bachelard écrit: «Elles ont un poids, elles sont un cœur». Et les personnages de Pier Sparta, dans l’existence physique qui leur est donnée, n’échappent pas à cette pesanteur. Preuve en est des nombreuses traces d’outils qui portent témoignage des forces telluriques qui les parcourent. Comme les objets, ces sculptures ne sont pas séparées de la vie et de l’espace environnant.

    De manière significative, l’artiste puise son savoir-faire dans les techniques de moulage et de taille du bois héritées du Moyen Âge, c’est-à-dire d’une époque où ce qui n’était pas encore défini comme art se déployait dans les poutres d’une charpente aussi bien que dans une chaise ou dans une icône. Et l’artiste d’intégrer des meubles à ses œuvres, ne séparant l’art ni de l’artisanat, ni du domestique. L’espace de l’art, pour lui, est un lieu de commun, d’où l’importance de figures génériques qui traversent les territoires et les siècles: chien, maison, tête, traîneau, escargot. Ces êtres sont inqualifiables: leur sexe, leur âge et leur époque se sentent plus qu’ils ne se savent. Dans le même temps, ils sont littéralement familiers, tout droit sortis de contes au schéma constant et universel. Ces sculptures explorent la thématique des premiers récits, c’est-à-dire ceux de la famille, que celle-ci se traduise par le caractère sacré du lien ou par l’ambivalence de l’héritage. De façon récurrente, les réseaux (de racines, de fissures, de cheveux) ancrent la figure dans une généalogie concrète. Dans le même temps, les rapports sociaux sont mis en scène: ils déjouent la hiérarchie sociale, à la manière du carnaval et de l’inversion des rôles. Leurs traits sommairement dessinés et leurs attitudes hiératiques rattachent ces entités à une animalité païenne, à la sculpture catalane ou aux tombeaux des ducs de Bourgogne dont on ne sait si les paupières sont fermées ou étrangement ouvertes. Sont-elles des images de morts ou de vivants?

    Elora Weill-Engerer

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  • Spora
    Le Wonder - Artistes

    Initié début 2021, Spora est un projet transdisciplinaire, animé par l’expérimentation artistique et écologique, par le mycélium comme méthodologie, par les champignons, et par l’observation de l’infiniment petit.

    Cofondé par Charlotte Janis (artiste), et Roberto Dell’Orco (artiste, paysagiste et architecte), l’atelier/laboratoire/champignonnière de Spora s’est installé au sein de l’artist-run space les Ateliers Wonder à Bobigny. Les recherches et actions développées depuis cet atelier, et l’observation de la culture de mycélium, ont permis à Spora l’organisation de temps collectifs, participatifs, artistiques et protéiformes réguliers. Aussi, Spora initie, rejoint et connecte depuis 3 ans des évènements qui ont eu des formes telles que des projets d’expositions, des ateliers participatifs, des installations hybrides, des balades en forêt, des interventions paysagères dans l’espace public, des cycles de rencontres, ou des programmes de recherches académiques.

    À chacun de ces moments, les rencontres tissées avec les participant·e·s intergénérationnel·e·s, créent un aspect rhizomatique qui engendre de nouvelles possibilités et collaborations transdisciplinaires, toujours gravitant dans les épaisseurs de la cartographie du monde fongique.

    En cela, le mycélium, qui nous apparaît être le message, nous a porté à étendre nos connaissances sur le vivant, les sols, les interactions entre humain·e·s et non-humain·e·s et à rendre artistiquement ces sciences-frictions en récits sensibles qui unissent.

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  • Mckinley Streett
    Le Wonder - Artistes

    Mckinley Streett est originaire de Little Rock, Arkansas, États-Unis, et utilise principalement son ordinateur pour créer des œuvres d’art. Elle explore l’intimité de l’utilisation ordinaire d’un PC en s’engageant dans les aspects poétiques des interfaces numériques et des pratiques informatiques courantes. Dans le style du desktop cinema, elle produit des enregistrements vidéo d’écran où le protagoniste est réduit à un curseur et à des touches tapées qui apparaissent à l’écran. Effectuant des tâches apparemment banales comme organiser des fichiers et créer des sites web qui ne fonctionneront que sur un serveur local, elle traite son bureau comme une toile. Intégrant parfois des projections et des webcams dans son travail, elle réalise également des installations vidéo et des performances informatiques en direct en tant que vidéo-jockey.

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  • Lucille Thièvre
    Le Wonder - Artistes

    Lucille Thièvre commence sa carrière comme styliste chez Hermès et Givenchy. Elle crée une première collection personnelle qui sera sélectionnée en 2019 pour la compétition mode du festival de Hyères. Cette collection genèse lui permettra de poser les premières pierres de sa marque éponyme en 2021, post covid. Elle développe depuis ses collections de prêt-à-porter et d’accessoires.

    Depuis sa première collection, elle explore son héritage familial, patrimoine vivant des années 80/90 incarné par sa mère et les femmes de sa famille. Influencée par cette féminité sensuelle loin des fantasmes, Lucille travaille les matières et les formes à la façon d’une artisane. Elle emprunte au vocabulaire du maillot de bain pour sculpter le corps, toujours dans des couleurs ambigües. Elle intègre chaque saison des pièces iconiques du vestiaire féminin actuel comme le denim, qu’elle s’amuse à twister.
    Depuis la collection genèse, les boutons, perles et boucles en verre, tous uniques et multiples, constituent la signature de la marque.

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  • Yan Tomaszewski
    Le Wonder - Artistes

    Yan Tomaszewski est sculpteur et réalisateur. Son travail touche à des sujets aussi variés que la vie des pierres, le néodruidisme, la chirurgie esthétique, l’astrochimie ou la psychanalyse. Le corps hybridé est le dénominateur commun de ses projets.

    Les formes qu’il produit s’inscrivent dans un processus documentaire qui conjugue enquête de terrain, travail en atelier, écriture et tournages. Ses sculptures, principalement en céramique et verre, ont souvent une double destination: celle d’être installées dans un espace d’exposition ou activées par la performance et celle d’intégrer la matière de ses films.

    Formé aux Beaux-Arts de Paris et au Fresnoy, ses projets sont présentés aussi bien dans des institutions d’art contemporain que dans des festivals de cinéma, principalement documentaires.

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  • Under Arrest
    Le Wonder - Artistes

    Le travail d’Under Arrest, artiste, productrice sonore et DJ se caractérise par une fusion du liminal et du numérique à travers les jeux vidéo, le dessin, la sculpture digitale et la céramique. Les jeux vidéo ne sont pas simplement un divertissement de masse, mais un mouvement artistique essentiel de notre époque, ils offrent une multitude d’experiences et de perspectives.

    «La musique a toujours été l’une de mes plus grandes inspirations pour créer des visuels et pendant le processus de création, elle aide à enrichir le récit par la bande sonore. Il m’est essentiel de ressentir la solitude adolescente afin de créer un monde sûr pour soi-même et de l’habiter. Mon ambition est de créer des mondes virtuels non standardisés, plus inclusifs, où chacun peut se reconnaître. Anciennes icônes, pionnier.es sans genre, hybridations et métamorphoses antispecistes peuplent mes créations. À l’aide de la technologie de l’IA comme support créatif, les prompts résonnent tels des incantations et donne vie à des idées visuelles. Ses images mutantes plongent le spectateur dans des espaces où se mêlent fascination et craintes. Mon travail interroge la coexistence de nouvelles et anciennes technologies, dans une perspective meta-humaniste».

    À travers le storytelling interactif, Under Arrest nous invite à réfléchir à la manière dont cette nouvelle ère numérique transforme nos mythes partagés et nos identités individuelles. Elle créée des refuges à travers des repères ancestraux en intègrant des éléments visuels liés aux jouets qui éveillent des souvenirs nostalgiques profondément enfouis, ils sont le reflet de notre subconscience.
    Dans cette ère post-internet, elle explore le metahumanisme qui radicalise et pousse plus loin les post-humanismes queer et décoloniaux. Les métabodies dénoncent le processus civilisateur des derniers millénaires et sa construction associée de l’être humain apte, neurotypique, rationnel, centré sur le discours, hétéronormatif et binaire, c’est une anomalie cosmique et un échec radical qu’il faut surmonter, en s’engageant dans le mouvement de variation de la Nature mutante, en transformant la perception.

    Under Arrest est aussi curatrice et graphiste du label et mix serie Cuntry Club.

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  • Eloïse Vo
    Le Wonder - Artistes

    Diplômée de la HEAR de Strasbourg et du DIU EUR ArTeC, Eloïse Vo est artiste et doctorante à l’EPFL et à la Hes-So HEAD à Genève. Son projet de recherche-création étudie les expériences du neuroscientifique John C. Lilly, à partir de l’analyse spatiale, médiatique et relationnelle de son laboratoire: la Dolphin House. Sa pratique artistique se déploie dans le domaine élargi du design graphique, des arts numériques et de la performance, pour explorer les écologies cybernétiques du wetware, et les formes de techno-sensibilités qui se développent à l’interface de nos environnements hybrides - numériques et non numériques. Ses travaux ont récemment été exposés au Signe à Chaumont et au Festival Parallèle à Marseille. En 2023, Eloïse fonde la plateforme éditoriale et curatoriale Tired by design, I wish it was AI, pour explorer les écologies de la production et du démantèlement.

    Crédit photo: Marine Brilloit, art-cade galerie des bains douche, Parallèle, La Relève IV: Veiller, 2022

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  • Wendie Zahibo
    Le Wonder - Artistes

    Wendie Zahibo est une artiste visuelle, poétesse originaire de la Côte-d’Ivoire et de la Centrafrique. Vivant actuellement à Paris, son travail et ses recherches explorent les expériences des personnes afro-descendantes, en particulier dans les Caraïbes francophones.

    En 2015, elle édite son premier ouvrage, un beau livre intitulé Reines Des Temps Modernes et fonde la plateforme média du même nom. Pendant 7 ans, elle part à la rencontre et interview plus de 200 femmes noires entre la France hexagonale, les Amériques, les Antilles ou encore l’Afrique francophone.

    En 2018, elle met en ligne le podcast Sexuality Matter, une réflexion sur les sexualités des femmes noires, à la suite duquel, en 2020 elle sort un second recueil de poésie, Corsé de cuirs, aux éditions Neg Mawons, une ode aux féminités et aux désirs des femmes noires.

    Depuis 2021, elle explore l’art visuel à travers le prisme du collage papier, du collage numérique, mais également de la photographie plurielle (photographies mêlant texte, musique, collage et/ou peinture). Son travail s’inscrit dans la lignée du réalisme magique caribéen. En 2023, elle présente la série MASONN sur les thématiques de l’architecture territoriale, la mémoire et les rêves en contexte caribéen.

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A
Sharon Alfassi
Le Wonder - Artistes

L’art et la matière
Sharon Alfassi, jeune artiste diplômée de la Villa Arson et du Master d’expérimentation en arts et politique de Sciences Po Paris, est une véritable touche-à-tout. À la fois réalisatrice, dessinatrice, sculptrice, performeuse et couturière, elle semble n’avoir aucune limite concernant l’expérimentation des formes et des médiums. Grâce à des sources d’inspiration variées, elle mêle références populaires, sacrées ou mythologiques afin de repenser les stéréotypes en tout genre.

Depuis le début de sa pratique artistique, elle n’a cessé de questionner les liens entre le corps, les vêtements et les archétypes associés. Dans la création de ses œuvres textiles, elle déconstruit les clichés définissant les concepts de masculin et féminin en proposant une nouvelle version personnelle et générationnelle. En 2021, elle imagine un costume de cow-boy composé de gants bleu ciel transparent et de franges en faïence émaillée, à l’opposé de la figure virile du far-west traditionnellement représentée.

Laure Martin
Image: Question de feeling, 2022, environ 10 minutes

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Georges Juliette Ayrault
Le Wonder - Artistes

Artiste-chercheureuse, la pratique de Georges Juliette Ayrault prend appui sur sa collection d’objets et de matériaux de récupération, rencontrés et chinés sur les marchés de seconde main, refaçonnés avec autant d’affection que d’inquiétude. Réemployée, cette collection se veut la ressource principale de ses installations, sculptures et autres déclinaisons spatiales aux échelles variées. Loin de toute nostalgie, Georges Juliette Ayrault nous invite à y voir d’autres paysages et d’autres histoires: systèmes solaires inconnus, châteaux de quartz, cités futuristes ou bureaux administratifs dépeuplés. L’artiste navigue dans les interstices de nos grands récits et imaginaires utopiques comme dystopiques et de nos systèmes de valeurs occidentaux. Avec un œil autant critique qu’attentif, iel négocie avec les vécus de ces objets infra-ordinaires, fruit du capitalisme fossile autant que de notre quotidien. L’artiste investit l’histoire contradictoire de sa collection comme levier, afin de faire émerger des récits alternatifs voire dissidents, des stratégies de survies collectives pour «vivre dans les ruines du capitalisme» (Anna Tsning).

Thomas Lemire
Crédit photo: Louis Chaumier

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B
Sarah Nefissa Belhadjali
Le Wonder - Artistes

Sarah Nefissa Belhadjali est tuniso-italo-française. Après une licence de sciences du vivant à l’UPMC, elle poursuit ses études aux Beaux-Arts de Paris et à la SAIC.

De son parcours scientifique, elle garde dans son travail artistique les méthodologies permettant une approche critique des données recueillies. Elle expérimente l’effacement de la définition du projet artistique dans un devenir-fiction qui permettrait de mieux comprendre ce dernier.

Au début des années 2020, elle marque une distance critique avec le statut de l’artiste-créateurice-unique. Elle y préfère les pratiques pédagogiques dans des contextes de jeu, des situations pour joueur·ses, auxquelles elle aime prendre part.

Pour Sarah Nefissa Belhadjali, les questions féministes, décoloniales et numériques ne sont pas qu’un accès à la liberté, mais aussi la question suivante. Comment travailler avec le piège dans lequel chacun·e est inévitablement pris·e?

Elle travaille à La Galerie de Noisy-Le-Sec en tant qu’artiste intervenante et sera en résidence en milieu scolaire à l’Institut des Cultures d’Islam à la rentrée 2023.

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Romain Best
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Né à Lyon en 1995, Romain Best est diplômé de l’ENSAPC en 2019. Il vit et travaille entre le Pré-Saint-Gervais et Bobigny. Sa pratique répond à des réalités matérielles, techniques et invisibles dont il prend en charge l’ensemble. La provenance des matériaux, les outils qui les façonnent, les lieux qui les accueillent,
sont autant d’éléments qu’il réalise ou intègre au processus, mais de manière imprédictible. Incarnant des rôles polysémiques: forgeron, alchimiste, ouvrier, sourcier, chercheur d’or, architecte aérospatial, il explore, par la pratique de la sculpture, une connaissance empirique du monde. Cette mise au travail apparemment prise dans une discipline impartiale, opère en réalité par hasard, déplacement et réinvention des étapes de réalisation. La technique devient prétexte à comprendre, explorer, rencontrer des réalités inconnues et à s’en remettre à elles. Le prisme du double, de la répétition cyclique et de la reproduction interroge les rythmes, cosmologiques et organiques, dans lequel nous sommes engagé.e.s. Il participe à diverses expositions en Europe (Bruxelles, Athènes, Madrid), ainsi qu’a Paris en 2023 avec deux expositions personnelles, Copper Copper, Water Water à la Cyberrance et Coulissements par frictions au Plateau du Frac Île-de-France.
Crédit photo: Martin Argyroglo

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C
Hiiona Choi
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Hiiona Choi, née en 1999.

Son exploration artistique actuelle se trouve à la convergence du film, de la performance et de la sculpture figurative. Elle observe comment ‘time-based media’ confère une présence physique à des personnages et récits fictifs. Ses sculptures incarnent des preuves tangibles des récits qu’elle met en scène.

Son projet principal, axé sur la fétichisation des émotions négatives au travers de figures objetisées, repose sur la reproduction des corps humains et animaux dans nos cultures visuelles.

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Jérôme Clément-Wilz
Le Wonder - Artistes

Jérôme Clément-Wilz est auteur-réalisateur et chef-opérateur, travaillant notamment une matière documentaire. Des zones de guerre aux mysticismes, des fêtes illégales aux fétichismes, ses films ont été sélectionnés à Rotterdam IFFR, Amsterdam IDFA, Toronto Hot Docs, Clermont-Ferrand, Krakow Film Festival, DokLeipzig… Il a reçu, entre autres, le Grand Prix à Doxa, au Hong Kong Film Festival, une Etoile de la SCAM, un Laurier de la Télévision, le Grand Prix à Luchon, etc.

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Benjamin Collet
Le Wonder - Artistes

Je me souviens de peu de choses,
juste peut-être que c’est une maison
mais elle est très lumineuse,
dedans il y a un pianiste jamaïcain
à la fois engagé et discret.

Après, Romain m’a dit qu’il avait accroché mon tableau à côté de son canapé.
On peut s’asseoir et le voir maintenant,
et ça lui plait.

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Octave Courtin
Le Wonder - Artistes

Mon travail s’est développé autour de la conception d’objets sonores inspirés d’instruments de musique tels que cornemuses, orgues, harmoniums et plus généralement les instruments dotés d’une réserve d’air permettant de jouer des sons continus. Cette réserve fait le lien entre le performeur et l’instrument et agit comme intermédiaire entre le corps performant et le corps sonore. Cette relation au souffle et à l’air donne aux objets un caractère vivant, organique et accentue une relation d’ordre symbiotique entre le performeur et ses objets.

Comment concilier un regard porté sur l’objet - sa manipulation et son autonomie - avec un langage et un potentiel musical? Les phénomènes physiques fondamentaux tels que la gravité ou les flux d’air prennent un rôle de première importance car ils sont souvent les principaux acteurs des dispositifs que je crée et constituent généralement leur source d’autonomie. En alternant temps de fabrication et temps de recherche musicale, il se dessine l’envie de créer un dispositif qui s’enrichisse au gré des expérimentations et emprunte à l’orgue l’image d’un «instrument-monde».

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D
Louis Danjou
Le Wonder - Artistes

Louis Danjou est un artiste pluridisciplinaire, qui excelle dans plusieurs domaines tels que la peinture, la céramique, la musique, la cuisine, la bijouterie et le tatouage. Il est également cofondateur des ateliers Wonder et dirige le «Pôle Cuisine» qui organise des ateliers culinaires pour les étudiantexs et le grand public. Lors de ces ateliers, il s’amuse à jouer avec les couleurs, les textures et les saveurs des aliments pour explorer leurs origines et leur portée sensorielle.

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Simon Denise
Le Wonder - Artistes

Simon Denise est un artiste et artisan métallier. À travers son savoir-faire, il transforme des matériaux recyclés en des créations uniques et fonctionnelles. Ce sont des outils de partage, vecteurs de convivialité, avec une attention particulière à la sobriété énergétique et à la mobilité.

Parmi ses réalisations, on trouve le Chapiteau Mobile, un dispositif constitué de bancs qui se remorquent les uns aux autres, pour former un train tractable à vélo. Placé en cercle, il déploie une voilure grâce à une structure auto-portante dépourvue de poteau et de poutre, conçue pour être facilement montable et démontable.

Il a également réalisé le Rocket Pizza, un four à pizza mobile tout-terrain. Ce poêle au feu de bois est un vecteur de rencontres pour l’artiste et un moyen de se réunir à travers une performance culinaire participative.

Par ailleurs, Simon à une pratique de la forge. Il a notamment été invité par Line Gigs à la construction d’un Instrumentatirium en résidence à la Station Gare des mines à Aubervilliers. C’est une œuvre collective, à la fois sculpture et instrument. Fabriquée au fil d’ateliers ouverts au public en collaboration avec d’autres artistes.

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Marianne Derrien
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Marianne Derrien est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante, membre de C-E-A et d’AICA France. Après avoir été chargée de mission pour les expositions à l’Académie de France à Rome - Villa Médicis, elle collabore désormais en tant que commissaire invitée avec des institutions muséales et des lieux indépendants en France (Mrac Occitanie, Cité internationale des arts, Le Wonder, Mac Val…) ainsi qu’à l’international (Mudam à Luxembourg, Unosunove à Rome, Wooyang Museum en Corée du Sud, Plataforma Revolver à Lisbonne, The Pill à Istanbul…). Elle enseigne au sein du Master Sciences et techniques de l’exposition à l’École des arts de la Sorbonne et publie régulièrement des textes critiques sur des artistes tant émergent·e·xs que confirmé·e·xs.

Depuis 2020, elle est en résidence curatoriale au Wonder, lieu autogéré par des artistes en région parisienne pour y mener plusieurs projets curatoriaux (Humain autonome) ainsi que des projets d’éditions (Some of Us, Manuella Éditions) et co-fonde la plateforme curatoriale Fluidlabor. En 2023, elle est lauréate, avec l’artiste Eva Nielsen, du programme BMW Art Makers dans le cadre des Rencontres d’Arles et de Paris photo.

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François Dufeil
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Ancien aspirant Compagnon du Devoir, François Dufeil a placé le savoir-faire artisanal et son partage au cœur de sa démarche. Par le détournement d’objets industriels et le déplacement de gestes ouvriers (plomberie, soudure, couture…), il produit des pièces qui échappent à la logique productiviste au profit de modes d’activation alternatifs, propres aux situations d’urgence ou à une économie autogérée. Une Boudineuse qui devient ustensile de cuisine ou une bouteille de gaz qui sert de Fonderie somnolente dé-fonctionnalisent ces objets premiers pour les assigner à de nouveaux usages, le plus souvent collectifs: cuisiner, faire de la musique, recycler des déchets ou frapper une monnaie. La bonbonne, qui articule l’inoffensivité d’un objet domestique à la dangerosité de la bombe artisanale, est exemplaire d’une démarche qui investit des formes agressives pour les destiner à des utilisations pratiques plus généreuses. Conçue comme un «système d’émancipation», autonome et low tech, chaque œuvre tient ainsi davantage de l’outil, activable par le seul corps, que de la machine aliénante.

Florian Gaité

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E
Vincent Esclade
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Artiste, designer de mode et couturier, Vincent Esclade sur la frontière entre art et artisanat. Terminant également un master de sociologie à l’université Paris 8, il nourrit ses pratiques d’une dimension réflexive, afin de les questionner, mais aussi d’interroger les implications de l’objet vêtement dans le monde social, tant dans sa dimension sémiotique, matérielle, sa grammaire sexuelle, que dans son sens socio-historique.

Il lance en décembre 2022 sa marque éponyme lors d’un évènement au 3537, futur Dover Street Market Paris. Une marque qui commence par une question: «A quoi ça sert de créer toujours plus de vêtements?». Face à elle l’évidence du plaisir, du plaisir d’imaginer, de faire et de porter des vêtements, mais aussi le besoin de retrouver ce plaisir. Et une nouvelle question: «Comment est-ce que je raccommode tout ça?».

En créant cette marque il essaye de raccommoder ses questionnements et ce plaisir retrouvé, avec du fil, du sérieux teinté d’humour et sa sensibilité. Une marque créateur de vêtements upcycling qui rassemble son approche transversal du vêtement.

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Emmanuelle Etienne
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Emmanuelle Etienne utilise le livre comme terrain d’expérimentations graphiques, le papier et l’impression risographique comme principaux médiums.

Elle a d’abord étudié à l’école supérieure d’art de Lorraine où elle a obtenu son diplôme en images et narration, puis elle a poursuivi à l’école supérieure d’arts et médias de Caen en design graphique et éditorial.

Son travail se situe au croisement d’une fascination pour l’objet du livre et de la perception des images en mouvement ou animées qu’elle collecte dans une tentative de décomposition et de fixation. Cette pratique du livre en auto-édition lui permet de convoquer les aspects séquentiels intrinsèques à l’objet du livre et d’en explorer ses potentialités physiques et matérielles. Conjointement, elle opère dans le champ du design graphique et collabore pour des publications d’artistes.

Image: Du film au livre, mémoire de recherche, 2020

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F
Gabriel Fontana
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Directeur artistique indépendant, Gabriel Fontana exerce dans le design social, domaine dans lequel il conçoit des projets qui allient sport et éducation populaire. Son travail invite à se réapproprier les espaces sportifs et à réinventer leur pratique en tant que véritable pédagogie queer, profondément émancipatrice.

Les nouveaux sports qu’il met en scène abordent de ce fait différents enjeux clés qui animent la société contemporaine allant de la construction du lien social aux questions d’identité et d’inclusion. Les jeux qu’il développe ont été joués dans de nombreuses écoles à travers l’Europe, ainsi que présentés au siège mondial de Nike (US) et dans plusieurs institutions prestigieuses telles que le MoMA (US), MAC VAL (FR), Atelier LUMA (FR), W139 Amsterdam (NL) ou la encore la Design Week de Milan (IT).

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G
Pierre Gaignard
Le Wonder - Artistes

Diplômé des Beaux-Arts de Rennes puis de Lyon en 2010, Pierre Gaignard est artiste, doctorant (au sein d’«Effondrement des Alpes», ESAAA) et co-fondateur du Wonder (Artist-Run-Space, banlieue parisienne). Depuis 2010, son travail est exposé en France comme à l’étranger (Italie, Corée du Sud, Etats-Unis, Suisse, Lituanie, Allemagne, Espagne). Sa recherche est marquée par son expérience collective. Elle est motivée par son irrépressible envie de raconter le monde qui l’entoure: avec ses outils (low-tech et littéraires), ses perceptions (empiriques), ses conceptions (historiographiques et politiques), à rebours des discours dominants. Il aime aussi bien convoquer des technologies ultras contemporaines (3D scan, modeling et animation), que des technologies plus élémentaires (céramique et soudure). Il produit un corpus de formes qui témoigne à la fois de ses intérêts multiples pour les techniques, comme il témoigne de son mode de vie au sein du collectif - de la ville post-industrielle à la campagne magique et mélancolique. Il construit l’histoire d’une humanité fragile.

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Valentine Gardiennet
Le Wonder - Artistes

Le travail de Valentine Gardiennet combine autant un intérêt pour les formes populaires et l’humour, un foisonnement de production urgente, et un questionnement prégnant des sujets de l’époque: comment produire et que stocker? Comment la périphérie influence-t-elle l’histoire? quelle place pour le décor en regard du sujet?

L’artiste évoque aussi bien Lili van der Stocker que Philip Guston, Camila Oliveira Fairclough que David Shrigley ou Sarah Tritz, avec ceci de commun avec elleux qu’elle entretient un lien fort avec le mot, en portant simultanément un regard acide sur la culture populaire, une façon de situer la pratique dans un champ économique et social.
À travers une figuration formelle qui refuse toute fétichisation de l’objet, l’artiste produit des formes jouissives à l’économie légère dont la provenance, la facture, la production et la destination finale sont des composantes inhérentes à une réflexion politique plus large sur la circulation des objets d’art à l’heure d’un déclin inéluctable.

Valentine Gardiennet est née en 1997 à Dijon et vit à Paris. Elle est diplômée de la Villa Arson, à Nice en 2020, et est cofondatrice du Wonder. Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles et collectives notamment aux Églises (Chelles, 77), à Art-Cade (Marseille, 13), au théâtre de l’Onde (Vélizy-Villacoublay, 78) ou encore à La Tôlerie à Clermont-Ferrand.

Extrait du texte de Maëla Bescond

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Marie Gastini
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Marie Gastini vit et travaille à Paris. Lors de ses études elle habite successivement dans plusieurs villes en France, en Italie et en Belgique - Roubaix, Milan, Anvers. Ses passages dans ces villes chargées d’un passé industriel glorieux marquent son travail et ses recherches. Parcourant ces anciennes flamboyantes aux briques rouges, comme suspendues et figées dans le temps, elle perçoit l’esthétique de leurs vestiges et choisit de s’en emparer.

C’est à Paris, à l’école des Arts Décoratifs, qu’elle termine ses études de design vêtement puis intègre la maison Hermès Sellier au studio prêt-à-porter femme. Au terme d’une expérience de plusieurs années en tant que designer spécialisée en maille, elle décide de quitter l’industrie du vêtement et entreprend le développement d’une pratique alliant ses savoir-faire de designer et de plasticienne.

Ses recherches se portent sur la notion de mémoire collective dans sa matérialité par les usages et les coutumes domestiques dont les empreintes traversent les époques. Ainsi, elle explore les médiums du dessin, de la peinture et de la sculpture qui rendent compte de l’empreinte laissée par la main. La matière textile et le vêtement, porté ou non, restent des éléments centraux de sa démarche.

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Eugénie Gaudel
Le Wonder - Artistes

Metteuse en scène, comédienne, marionnettiste, membre du collectif Le Wonder, Eugénie navigue entre deux mondes, celui du théâtre et de l’art contemporain. Ses recherches tournent autour du spectateur et de son approche de la représentation. En tentant de mélanger ces deux univers très codifiés, elle cherche à questionner la posture du spectateur et casser les codes de la monstration. En 2018, elle crée sa première mise en scène, Mélofé, ballet motorisé à plus de 40 artistes, au sein de l’artist-run space Le Wonder. Elle continue les collaborations avec le collectif et travaille sur la dramaturgie de la performance Skeuma Lekba au centre d’art L’Onde de Vélizy. Elle crée avec Louise Mutrel, le cabaret érotique Porn Corn qu’elle met en scène au sein des ateliers. En 2021, elle rencontre Nico Sauer avec lequel elle travaille sur une adaptation de l’épopée de Gilgamesh, Manferd Louveteau. Leur collaboration continue avec deux nouveaux projets, Voyage3000, spectacle qui sera joué en décembre 2023 à Paris et Rüber, qui sera créé pour la Biennale de Munich 2024. En parallèle, elle continue sa carrière de comédienne en tournant dans différents films. Elle est notamment à l’affiche des films Maudit d’Emmanuel Parraud et Maria de Jessica Palud.

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Inès Geoffroy
Le Wonder - Artistes

Inès Geoffroy est curatrice indépendante et Cheffe de projet expositions à La Villette, où elle s’occupe de la direction artistique de 100% L’EXPO, évènement annuel dédié à la jeune création. Dans sa pratique personnelle, elle est membre active du collectif B93 qui pendant trois ans a occupé un hangar abandonné à Drancy, avec l’intention de le transformer en tiers-lieu, à la jonction entre cultures urbaines et art contemporain. Expulsé du hangar fin juin 2023, le collectif décide malgré tout de continuer ses projets et saisit l’occasion de son invitation au 67e Salon de Montrouge pour se réinventer comme collectif artistique mouvant.

Inès Geoffroy a récemment curaté le solo-show d’Aïcha Snoussi à la galerie La La Land, le programme vidéo FINAL GIRLS à DOC! (co-curation avec Mathilda Portoghese), ainsi que B93 PREQUEL au Sample (co-curation avec Laure Togola), exposition - événement sur l’histoire du hangar B93.

Enfin, son activité d’écriture et de recherche se focalise sur les représentations des personnes de culture musulmanes dans l’art contemporain, et plus spécifiquement des personnes queer et sexisées. Sa dernière publication dans Gaze Magazine (n°6 juin 2023), explore la thématique de la bisexualité des femmes musulmanes via la figure de l’Odalisque.

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Gaspard Girard d'Albissin
Le Wonder - Artistes

Gaspard fait de la peinture.

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Laura Gozlan
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Les installations et les films de Laura Gozlan offrent des espaces d’expérience performative du climax. Elles situent les moments, outrancièrement articulés, du désir et de sa satisfaction dans des environnements contrastés et intimes, perturbés par des épisodes sombres qui bouleversent les normes sociales et font référence à l’esthétique de la prothèse et de la sénescence.

Depuis 2019, elle réalise une série de micro-fictions qui relatent les expériences et les mutations d’un personnage récurrent et parfaitement solitaire qu’elle interprète: Mum. À la fois goule, vampire et spectre, Mum s’inscrit dans une généalogie de figures féminines monstrueuses issues du film de genre industriel. Ses opérations et ses pratiques résultent d’un usage déviant des technologies trans-humanistes et révèlent leur envers archaïque et occulte. Ses échecs la conduisent sur la piste d’autres opérations plus obliques: prolongation de la jeunesse opérée par l’inhalation de vapeurs de momie dans un bang ; auto-reproduction opéré par onanisme magique ; manœuvres politiques opérées encore par magie sexuelle et onanisme.

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Collectif Grapain
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Plus l’ère de l’Anthropocène progresse et s’intensifie, plus les écosystèmes révèlent les formes de leur altération profonde. L’hybridation irréversible qui se généralise entre machines, déchets, pollution d’un côté, et nature, organique et vivant de l’autre, produit de nouveaux panoramas au caractère insaisissable.

C’est de cet état du monde indéterminé et contradictoire que s’empare le duo soeur et frère Grapain afin de développer une œuvre où l’atmosphère apocalyptique flirte avec celle de la régénérescence. Le plus souvent, il se fait le créateur d’environnements désertés à l’esthétique radioactive, au sein desquels reposent d’étranges vestiges post-industriels issus d’une civilisation qu’on devine extincte.

En contrepied de la désolation qui s’en dégage, les artistes y injectent une nature à la force inédite, régie par des cycles de vie endurants qui semblent, paradoxalement, être alimentés par les ruines elles-mêmes.

Licia Demuro

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H
Antonin Hako
Le Wonder - Artistes

La peinture comme la vie.

Antonin Hako a fait de la peinture un principe de vie qui le lie intensément aux autres. Construisant une œuvre généreuse et engagée, intimement liée à la question de l’espace public avec ses spécificités sociales, historiques et politiques, ses œuvres créent des espaces de partage destinés à être appropriés par chacun.e. Sa peinture valorise tant la présence active de chaque personne que sa réflexion critique.

Libre, sa peinture s’affranchit des formats. Abstraite, sa peinture donne la part belle à la couleur. Dessinée, elle l’est aussi par les signes et les formes souvent cernés de noir qui rythment ses toiles. En s’imprégnant de la texture des villes et des paysages rencontrés, la peinture se fait danse, elle est un rythme pour lui. Dans ce corps à corps perpétuel, elle bouge, chemine et bouscule tous nos sens en une chorégraphie picturale. En mouvement, elle l’est souvent, par la mobilité qu’Antonin Hako donne à sa peinture soit par une action qui la fait se mouvoir.

Extrait de «Vitale, la peinture d’Antonin Hako»

Texte de Marianne Derrien, novembre 2021 

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J
Charlotte Janis Rabuteau
Le Wonder - Artistes

Charlotte Janis Rabuteau (née en 1988), artiste française, cofondatrice du Wonder.

Sa pratique artistique autodidacte slalome entre le dessin, la peinture, la vidéo et l’installation. Autant de supports à narration qu’elle active cycliquement autour des liens et métamorphoses qu’apportent l’organisation collective aux humain·e·s et non humain·e·s.

Il y a 2 ans, elle cofonde le projet Spora avec l’artiste paysagiste Roberto Dell’Orco. Spora est un projet de recherche et d’actions expérimental, participatif et transdisciplinaire autour du mycélium et des champignons. Depuis, Charlotte prête sa parole d’artiste à traduire ce que ces actions provoquent car les rencontres tissées par Spora créent un aspect rhizomatique qui engendre successivement de nouvelles possibilités et collaborations transdisciplinaires, toujours gravitant dans les épaisseurs de la cartographie du monde fongique. En travaillant sur le sol et le mycélium, Charlotte imagine des récits sciences-frictions pour développer l’imaginaire commun contemporain sur la connectivité inévitable du vivant au sens large.

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K
Pierre Klein
Le Wonder - Artistes

Pierre Klein est designer et plasticien. Il étudie des phénomènes élémentaires à la lisière du visible et de l’invisible, souvent liés au mouvement et la couleur. Par des performances, des peintures et des éditions sous forme d’enveloppes, il rend sensibles et palpables ces explorations. En 2019, le projet Air, Gravité & Trois Fois Rien, au croisement du design, des arts visuels et de la physique expérimentale, ouvre un programme de recherche qu’il poursuit depuis sur la cinématique d’objets en chute libre. En matérialisant flux et courants d’air par des surfaces découpées qui semblent s’animer, il déploie une magie sans trucage et propose un regard attentif sur l’ordinaire.

Formé aux Beaux-Arts de Lyon puis à l’ENSCI - Les Ateliers, son travail a été montré à la Galerie Duchamp, à la Fondation du Bauhaus de Dessau, au Festival Point à Avranches, au Goethe institut et peut se découvrir au détour d’une boîte aux lettres en ouvrant un de ses volatiles enveloppés.

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Roy Köhnke
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Roy Köhnke, né en 1990 à Paris, France ; vit et travaille à Bobigny, France.
Roy Köhnke est artiste et cofondateur du collectif d’artistes Le Wonder. Travaillant à travers la sculpture et l’installation, fusionnant la haute technologie avec le travail manuel élémentaire, sa pratique vise à supprimer les limites du corps en reconnectant ses spécificités physiques et narratives à son environnement tout en le considérant comme une terre et un récit à part entière.

Roy a obtenu en 2016 un DNSAP aux Beaux-Arts de Paris. Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles et en duo au Grand Café, Saint-Nazaire, FR ; Le Shed, Rouen, FR ; Buropolis, Marseille, FR ; Galerie Eric Mouchet, Paris, FR ; Doc !, Paris, FR ; 76,4, Bruxelles, BE ; in.plano, Ile-Saint-Denis, FR. Il a également participé à des expositions collectives au CAPC, Bordeaux, FR ; à la Fondation d’Entreprise Hermès, Bruxelles, BE ; au FRAC Normandie, Caen, FR ; au VEDA, Florence, IT ; au MAC Lyon, Lyon, FR ; à la Galerie Filles du Calvaire, Paris, FR ; à La Panacée, Montpellier, FR ; à la Fondation Pernod Ricard, Paris, FR.

En 2020, il est lauréat du prix Mécènes du Sud et en 2022, du prix Révélation Arts plastiques de l’ADAGP pour le 66e Salon de Montrouge.

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L
Martha-Maria Le Bars
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Peintre par la sculpture et sculptrice en peinture, Martha-Maria le Bars élabore des protocoles et dispositifs in situ, afin de provoquer des environnements ou paysages spéculatifs qui permettent à la matière d’être indépendante dans son déploiement. Elle développe et suggère des nouveaux procédés pour faire peinture, s’écarte du châssis traditionnel, construis ses propres outils : des rigoles en porcelaine, des châssis échafaudages en bambous, un arrosoirs pour ses sculptures. Dans une volonté de contre-courant vis-à-vis de la globalisation, elle travaille la lenteur, la douceur, la fragilité et opère selon différentes vitesses. Elle décris un monde en mouvement, en évolution, en métamorphose, en extinction parfois. Le sensible contexte écologique est intégré dans son travail, néanmoins il n’est pas brutal, l’artiste déplace, use et répare, car elle recherche les prémices d’une nouvelle découverte.

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Ivan Le Pays
Le Wonder - Artistes

Ivan Le Pays, né à Nantes en 1992.

En étudiant le chinois pendant 7 ans, il s’initie à la calligraphie. La ligne devient un langage qui lui permet de formuler sa vision géométrique du monde. En 2016, diplômé du master Anthropology & Design de l’Université des Beaux-Arts de Shanghai, il s’installe à Paris pour travailler aux côtés du créateur Jean-Charles de Castelbajac.

Voyageant du design à la sculpture, de la photographie à la peinture, Ivan Le Pays immortalise une vision utopique des paysages, utilisant la ligne comme clef de voûte de ses travaux. Sa relation physique au paysage se concrétise par la découverte de l’escalade, pratique qu’il met en relation à la peinture, par le mouvement du corps et l’équilibre de son geste.

En 2022, il part s’isoler dans le désert de Californie, pour réaliser son premier film A line alone, un voyage expérimental qui questionne la relation entre le corps et le paysage à travers le tatouage, la peinture et l’escalade, lors d’une performance avec l’athlète américaine Ashima Shiraishi. Il est aujourd’hui artiste résident aux Ateliers Wonder à Paris, et ambassadeur pour Arc’teryx.

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Jonathan Marti
Le Wonder - Artistes

Jonathan Marti est né en 1982 à Saint-Tropez. Il grandit sur l’île de la Réunion.

Il arrive à Paris en 2003 et intègre la section Design de l’Institut Supérieur d’Art Appliqué (LISAA). Il en sort diplômé et commence à travailler au contact de stylistes, designers, architectes et artistes.

Préoccupé par l’aspect technique des projets de design, il passe son CAP menuisier en 2015.

En 2017, il intègre les ateliers Wonder et devient l’un des membres co-fondateurs du collectif.

En 2019, Il crée le projet Ryuzz, création de meuble hybrides, sortes de Frankenstein composés de fragments récupérés et mixés qu’il récupère dans la rue.

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Camille Martin
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Camille Martin est commissaire d’exposition indépendante. Formée en histoire de l’art à l’Université Paris Nanterre et en études curatoriales à l’Université Rennes 2, elle rejoint l’équipe du CAC Brétigny en mai 2018 en tant qu’assistante curatoriale puis prend le poste de responsable de production jusqu’en février 2022. Durant quatre ans, elle conçoit des projets pour promouvoir la jeune création au sein de l’institution. Elle accompagne notamment la résidence artistique de Laura Burucoa et se charge du commissariat des expositions au Phare, espaces d’accueil du Théâtre Brétigny, en 2021 et 2022. En 2019, elle crée avec Cathy Crochemar le collectif commizariat, basé entre Paris et Bruxelles, qui co-organise avec des programmateur·ices musicaux·ales des évènements festifs offrant aux artistes des cadres de monstrations populaires et propices à l’expérimentation. En 2022, elle fonde Art. 238 bis, une structure pensée pour soutenir la jeune création qui accompagne les entreprises (PME et commerces) dans l’acquisition ou la location d’œuvres d’art contemporain.

Ses projets curatoriaux s’évertuent à considérer les rapports de pouvoirs qui se jouent aux seins des espaces d’arts. Elle s’amuse, parfois avec insolence, à détourner ou renouveler les codes de l’art contemporain. Par son écriture curatoriale volontairement subjective et proche de l’oralité, elle souhaite repenser la posture du·de la commissaire d’exposition en portant une attention particulière, dans ses recherches et dans ses processus de travail, aux publics et aux enjeux d’accessibilité à l’art.

Site internet - Instagram - Instagram Art.238 bis

Louise Mutrel
Le Wonder - Artistes

Mon travail d’impression en risographie s’attache aux icônes populaires et vernaculaires que je rencontre.

Cette technique m’immerge dans un rapport pictural à l’image où la matière et la couleur sont ramenées au premier plan.

Depuis 2018 je mène une recherche importante au Japon aux côtés des communautés tuning des dekotora, les «decorating trucks», des camions hérités de la culture américaine. Ses adeptes japonais.es transforment ce hobby en un artisanat sensible et hybride. Ce sont toutes sortes d’histoires collectives, images folkloriques, références populaires manga et récits intimes qui composent l’habillage de leurs camions.

Les images que je glane, une fois projetées dans l’espace, prennent la forme de livres éclatés, de liasses, de paravents ou encore de retables.

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N
Alice Nikolaeva
Le Wonder - Artistes

Alice Nikolaeva est née en 1991 à Samara, en Russie. Elle vit et travaille à Paris. Son intérêt se porte particulièrement sur la question de l’espace, la dimension poétique de l’espace public, l’envie de s’y projeter et de l’approprier. Elle étudie également dans son travail le rapport entre l’espace et la propriété et l’économie d’objets, toujours en lien avec le contexte et le territoire dans lequel elle travaille.

Elle a récemment exposé à la Confidentielle (YIA, Paris), à ArtVilnius’18 (Lithuanie), à SVIPASAFNIĐ – MUSEUM OF IDENTITY & GENIUS LOCI - Verksmiðjan à (Hjalteyri, Iceland), à POSITIONS Berlin Art Fair, à Anarchist Print Fair - DFBRL8R gallery (Chicago USA), à Vth Moscow International Biennale for Young Art (Moscou, Russie) et à IXth International Contemporary Art Biennale of Shiryaevo (Samara, Russie).

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P
Nadia Paz
Le Wonder - Artistes

Nadia Paz est née en 1986 à Buenos Aires, Argentine. Elle y étudie les Beaux-Arts, puis les y enseigne. Tout ce que fait Nadia, c’est avec une passion qui oscille entre la douceur et l’expression instinctive d’une violence intérieure qu’elle apprivoise progressivement dans la concentration qu’elle met dans son travail. Sa peinture, ses dessins, et plus récemment ses céramiques, naviguent entre le geste naïf et des références solides à l’Histoire de l’art. Comme elle l’est dans la vie, Nadia enflamme ces références qu’elle puise et épuise sur des formats allant du papier A4 aux grandes fresques murales qu’elle déploie dans les villes qu’elle traverse en tornade. Attachée au travail de la couleur, Nadia puise ses teintes pastels et pourtant très crues, dans la culture contemporaine, dans des morceaux d’images allant de tableaux de musée nationaux aux photos qu’elle prend compulsivement avec son téléphone dans la rue, de gens simples, de chats, de chiens et de morceaux de décors urbains. Nadia travaille à la provocation d’instincts profonds, véritables et spirituels. Ses motifs abstraits narguent ironiquement le figuratif, et réciproquement. Par sa peinture, Nadia nous raconte ce qu’elle aimerait que le monde défende. Les rêves et les récits bizarres, qui mettent du sens dans ce qui nous lie viscéralement, humain·e·s et non-humain·e·s.

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François-Thibaut Pencenat
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La démarche artistique de François-Thibaut Pencenat est caractérisée par son aspect pluridisciplinaire faisant dialoguer sculptures, installations dans l’espace public, mise en scène de spectacles vivants. Son travail aborde les questions liées à l’artifice, à la théâtralité, à l’apparition créant un brouillage entre l’espace de représentation et l’espace de monstration. Les notions d’absence et d’effacement sont récurrentes dans son travail, elles interrogent notre mémoire visuelle ainsi que la rémanence de certaines formes dans l’histoire de l’art.

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Nelson Pernisco
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L’œuvre de Nelson Pernisco s’aborde à l’image des tiers-lieux qu’il investit, comme un espace de libre indiscipline où la réflexion critique motive la production de nouvelles utopies. Créer de nouveaux mondes qui nous permettent de mieux comprendre le nôtre: tel est au fond le principe de toute entreprise artistique. Ces mondes peuvent souvent trouver des formes inattendues et surprenantes, parfois perturbantes. Animées par le démon de l’analogie, et résultant d’un dialogue entre l’artiste et lui-même – ses expériences, ses intuitions, ses monts intérieurs – les formes de ces installations, dessinent un paysage hybride, à mi-chemin entre les règnes minéral et végétal. Ainsi celles qui, à première vue, pourraient nous apparaître comme des concrétions calcaires, telles des stalactites ou des stalagmites, pourraient tout aussi bien être les plantes d’une forêt venant d’une autre planète, ou des ruines anthropocéniques ou encore les restes fossiles d’une civilisation disparue depuis longtemps, suite à une catastrophe naturelle ou nucléaire. Premier témoin de cette métamorphose permanente, Nelson Pernisco appelle le spectateur à partager son même chemin vers un ailleurs imaginaire et symbolique, et à témoigner avec lui des phénomènes de sédimentation, d’érosion, de concrétion et de cristallisation d’une installation qui se fait environnement, conçue avant toute autre chose comme un étrange organisme immersif, à la fois minéral et vivant.

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Cédric Pierre
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Cédric Pierre est graphiste. Il fait des livres, des identités visuelles, des sites internet et d’autres objets numériques ou imprimés.

Par des travaux de commande, des projets auto-initiés et des résidences, son travail explore la transmission et la représentation dans l’art grâce à un subtil équilibre qui se situe exactement entre:
– le concret / le pas très concret
– le beau / le pas très beau
– l’intelligent / le pas très intelligent
– le ping / le pong
– le connu / le pas très connu
– l’expert / l’amateur
– le poli / le pas très poli
– l’objet / le sujet
– le sensible / le pas trop sensible
– l’espace / le temps
– le gentil / le pas très gentil
– le yin / le yang
– le rigoureux / le pas très rigoureux
– le maître / l’ignorant

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Clémentine Post
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Un tableau devenu attentif - sollicite et invite - on s’y retrouve un peu comme à la table d’une fête à laquelle on n’a pas été convié, on regarde un peu partout,
quelque chose bourdonne alors, se détache de l’objet observé, privilégie l’atmosphère, le plaisir de la vie de tout de suite.

Certaines peintures de Clémentine, une amie et collègue d’atelier, font un peu cet effet, un genre de répertoire du tout venant, sans superflu, aussi simple qu’une fin d’après-midi ou que la phrase qui suit: On aime tellement être de bonne humeur.

Benjamin Collet

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Nicolas Premier
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À travers sa pratique de la vidéo, de la photographie et de l’installation, Nicolas Premier interroge modernité et contemporanéité à partir d’expériences et de connaissances dites «hors champ». Il s’intéresse particulièrement aux liens d’emprunts mutuels, de fascinations et d’éblouissements qui existent entre et envers les diasporas africaines.

Premier élabore un langage poétique dans lequel il assemble éléments historiques et culture populaire, documents d’archives et références issues de la littérature, du cinéma, de la télévision, de la publicité ou des feeds des réseaux sociaux. Cette curation transmedia est aussi l’occasion d’intégrer des composantes plus personnelles, familiales ou autobiographiques.

Par le biais de co-créations multiples et transdisciplinaires, Premier cherche de nouvelles façons de déployer sa pratique en portant une attention particulière aux contextes et aux espaces de monstration, notamment avec son projet AITF, art intervention, entité fluctuante et terrain d’expérimentations formelles et conceptuelles.

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Jérôme Printemps
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Le travail de Jérôme Printemps part de la performance pour se déployer vers la photographie et le concert. En musique, a notamment animé le collectif La Tendre Émeute, qui s’est présenté en France (Zénith de Paris, Lavoir Moderne Parisien, Cirque Electrique…), Allemagne (Festival Fusion…), Pologne (inauguration du musée TRAFO…). Avec le photographe Corentin Fohlen, il a également créé le duo photographique Epectase, exposé à Circulation(s) au 104, au Salon de la Photo, et publié entre autres dans le New York Times, Le Temps, Photo, etc.

Son travail performatif s’est plus récemment déplacé vers l’installation, notamment exposée au MAC Lyon, à la galerie des Mécènes du Sud (Montpellier), à la galerie Bertrand Grimond…

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Théo Pzl
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Le travail de Théo Pzl est avant tout une grosse preuve d’amour. Ou peut-être, la contreforme d’une preuve d’amour. À la manière des «Souffles» de Giuseppe Penone, c’est l’exultation qui prend forme, avec toute son étrangeté.

Les rythmes et les comportements amoureux, sensuels et sexuels sont soutenus par des formes surpolies par le touché, rampantes, attirantes, attirées.
Le catalogue des rencontres sensuelles est développé, dansé, approfondi et déployé comme un environnement total, qui se nourrit de son expérience de performeur, musicien et Dj qui sillonne les clubs queer.

Ses vilaines bêtes issues d’un futur dystopique, prennent forme, s’activent et se régénèrent par le contact physique, pour se retrouver sous les projecteurs d’une nouvelle scène.

L’œuvre de Théo Pzl est tellement protéiforme qu’il semblerait plus juste de dire que c’est le résultat d’une relation passionnée des formes qui naissent de ses mains et des formes entre elles.

Simmon Ballagny

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R
Pablo Réol
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Pablo Réol est artiste, il travaille aux ateliers Wonder à Bobigny, France.

À partir de collages numériques et argentiques, d’impressions sur tissus, du dessin, de la couture, et de la photographie, il s’intéresse aux processus de constructions d’images et aux rapports de hiérarchie entre matériaux du quotidien et ce qui est rendu exceptionnel. Comment se matérialise le digital, qu’est-ce qui résiste dans le réel? Une image mal imprimée, une tache. Guidé par les couleurs et les techniques, il dessine des formes abstraites et des lettres, en dialogue avec la mode, la publicité, la bande-dessinée.

De nombreux portraits d’ami·es, des photo d’agencements de commerçant·es dans la rue, une belle texture, un objet bien éclairé. La photographie et le dessin s’articulent comme des poèmes. L’ensemble fait une image, comme en littérature: on se raconte des histoires avec les images, les images nous en racontent en retour, et entre elles. Le tissu comme support oblige à passer du temps sur les images, à les retravailler, il change les couleurs, les déforme, il flotte.

Pablo a publié de nombreux zines, livres de photo et poèmes: Basura trash, auto-édition, 2015 ; El uso de las cosas, Rotolux, 2019 ; Centro, Facile press, 2021 ; Deux voyages, Facile press, 2021 ; Fin soleil et Mes oeillères, Ami·e·dition, 2021. Il travaille sur son prochain recueil de poésie, De nouveaux sillons, qui réunit deux ans d’écriture.

Avec David Post-Kohler, il poursuit The Morel Quest, un projet de livre de photographie et de film tourné dans l’Ouest du Canada lors de deux saisons de cueillette de morilles de feu en forêt brulée.

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S
Salim Santa Lucia
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Artiste et photographe autodidacte, Salim Santa Lucia a initialement suivi une formation de designer industriel. Il documente l’art et les artistes d’aujourd’hui en réalisant des reportages d’ateliers, des portraits mais aussi des vues de performances et d’expositions en collaboration avec des artistes, des commissaires d’exposition, des institutions et des galeries. Ses photographies de documentation du travail de l’art ont notamment été publiées par Libération, L’Humanité, Beaux-Arts magazine, la Revue 02, Télérama, Le Parisien, Connaissance des Arts, Le Quotidien de l’Art et d’autres parutions papier et web françaises et internationales.

En parallèle de ces commandes, il a initié depuis 2018 un travail de reportage au long cours et d’archives photographiques sur et avec le collectif d’artistes Le Wonder.

Salim Santa Lucia est par ailleurs cofondateur du projet curatorial Humain Autonome avec les commissaires d’exposition et critiques d’art Marianne Derrien et Sarah Ihler-Meyer.

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Otto Seubu
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Après l’obtention d’un diplôme de communication visuelle en 2003, il travaille essentiellement en tant que freelance, aussi bien en design graphique qu’en illustration, en édition, en motion design ou encore en réalisation.

Depuis 2014, la photographie argentique est devenue pour lui un hobby extrêmement addictif. Il essaye de ne jamais sortir sans son appareil point and shoot afin de pratiquer cette discipline à sa manière tous les jours. Son travail a d’abord consisté à documenter son quotidien, ses pérégrinations aussi bien diurnes que nocturnes. Il adopte assez vite le fait de prendre des photos dans l’instant sans forcément se soucier du cadrage, appréciant le côté brut du snapshot parfois bien pratique pour l’autodidacte qu’il est.

Par la suite il essaie de mettre en évidence des choses auxquelles la plupart des gens ne font pas ou plus attention, il a souvent l’impression de voir du beau ou du poétique dans ce que beaucoup trouvent laid.

Récemment, c’est par le biais de la céramique qu’il a pu explorer un aspect tridimensionnel jusque-là inconnu pour lui, permettant de mettre en avant un univers basé sur l’ironie qu’il trouvait beaucoup moins pertinent auparavant en deux dimensions. Le travail sculptural a donc par cet aspect été une véritable révélation personnelle.

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Hélène Soumaré
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Hélène Soumaré est critique d’art indépendante et membre de l’AICA. Elle a notamment écrit pour les revues Facettes, Espace, Hors d’œuvre, Point contemporain, et a modéré des échanges en public avec des artistes au centre d’art 3 bis F, au Frac Champagne-Ardenne, au cinéma l’Archipel. Elle a participé au dernier Studio critique organisé par l’AICA au Fresnoy. Elle mène également une recherche sur l’espace d’exposition et son architecture, dans le cadre de laquelle elle a été chercheure-affiliée au PhD Forum mené à la HEAD Genève par Doreen Mende. Et a enseigné la philosophie en classe Terminales.

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Pier Sparta
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Pétrissage, modelage, ciselage, rabotage: ces noms indiquent différentes actions dynamiques de la main sur la matière qui cède ou résiste, comme une chose qui serait douée de volonté. À la différence du collage ou du découpage, ces manipulations cherchent la forme intrinsèque à la substance. En d’autres termes, la forme est déjà là, dans le tronc du chêne ou le sceau rempli de mortier, attendant d’être rendue visible par le travail dynamique de l’artisan. La baguette du cuisinier oriental, rappelle Roland Barthes, ne fend ni ne découpe: elle défait, déplie, suit la structure interne et les fissures naturelles de l’aliment. Il en va, dans le travail de Pier Sparta, d’une logique similaire. Ses sculptures figuratives, pleines et souvent massives, semblent dévoiler le visage et le corps de l’esprit se logeant dans la matière. À moins qu’il ne s’agisse d’une idole aux pouvoirs de protection? La matière - n’en déplaise à une pensée dualiste - a une âme et, à l’inverse, les rêves ne prennent pas nécessairement place dans des substances éthérées et immatérielles. De ces images directes de la matière malléable, Gaston Bachelard écrit: «Elles ont un poids, elles sont un cœur». Et les personnages de Pier Sparta, dans l’existence physique qui leur est donnée, n’échappent pas à cette pesanteur. Preuve en est des nombreuses traces d’outils qui portent témoignage des forces telluriques qui les parcourent. Comme les objets, ces sculptures ne sont pas séparées de la vie et de l’espace environnant.

De manière significative, l’artiste puise son savoir-faire dans les techniques de moulage et de taille du bois héritées du Moyen Âge, c’est-à-dire d’une époque où ce qui n’était pas encore défini comme art se déployait dans les poutres d’une charpente aussi bien que dans une chaise ou dans une icône. Et l’artiste d’intégrer des meubles à ses œuvres, ne séparant l’art ni de l’artisanat, ni du domestique. L’espace de l’art, pour lui, est un lieu de commun, d’où l’importance de figures génériques qui traversent les territoires et les siècles: chien, maison, tête, traîneau, escargot. Ces êtres sont inqualifiables: leur sexe, leur âge et leur époque se sentent plus qu’ils ne se savent. Dans le même temps, ils sont littéralement familiers, tout droit sortis de contes au schéma constant et universel. Ces sculptures explorent la thématique des premiers récits, c’est-à-dire ceux de la famille, que celle-ci se traduise par le caractère sacré du lien ou par l’ambivalence de l’héritage. De façon récurrente, les réseaux (de racines, de fissures, de cheveux) ancrent la figure dans une généalogie concrète. Dans le même temps, les rapports sociaux sont mis en scène: ils déjouent la hiérarchie sociale, à la manière du carnaval et de l’inversion des rôles. Leurs traits sommairement dessinés et leurs attitudes hiératiques rattachent ces entités à une animalité païenne, à la sculpture catalane ou aux tombeaux des ducs de Bourgogne dont on ne sait si les paupières sont fermées ou étrangement ouvertes. Sont-elles des images de morts ou de vivants?

Elora Weill-Engerer

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Spora
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Initié début 2021, Spora est un projet transdisciplinaire, animé par l’expérimentation artistique et écologique, par le mycélium comme méthodologie, par les champignons, et par l’observation de l’infiniment petit.

Cofondé par Charlotte Janis (artiste), et Roberto Dell’Orco (artiste, paysagiste et architecte), l’atelier/laboratoire/champignonnière de Spora s’est installé au sein de l’artist-run space les Ateliers Wonder à Bobigny. Les recherches et actions développées depuis cet atelier, et l’observation de la culture de mycélium, ont permis à Spora l’organisation de temps collectifs, participatifs, artistiques et protéiformes réguliers. Aussi, Spora initie, rejoint et connecte depuis 3 ans des évènements qui ont eu des formes telles que des projets d’expositions, des ateliers participatifs, des installations hybrides, des balades en forêt, des interventions paysagères dans l’espace public, des cycles de rencontres, ou des programmes de recherches académiques.

À chacun de ces moments, les rencontres tissées avec les participant·e·s intergénérationnel·e·s, créent un aspect rhizomatique qui engendre de nouvelles possibilités et collaborations transdisciplinaires, toujours gravitant dans les épaisseurs de la cartographie du monde fongique.

En cela, le mycélium, qui nous apparaît être le message, nous a porté à étendre nos connaissances sur le vivant, les sols, les interactions entre humain·e·s et non-humain·e·s et à rendre artistiquement ces sciences-frictions en récits sensibles qui unissent.

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Mckinley Streett
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Mckinley Streett est originaire de Little Rock, Arkansas, États-Unis, et utilise principalement son ordinateur pour créer des œuvres d’art. Elle explore l’intimité de l’utilisation ordinaire d’un PC en s’engageant dans les aspects poétiques des interfaces numériques et des pratiques informatiques courantes. Dans le style du desktop cinema, elle produit des enregistrements vidéo d’écran où le protagoniste est réduit à un curseur et à des touches tapées qui apparaissent à l’écran. Effectuant des tâches apparemment banales comme organiser des fichiers et créer des sites web qui ne fonctionneront que sur un serveur local, elle traite son bureau comme une toile. Intégrant parfois des projections et des webcams dans son travail, elle réalise également des installations vidéo et des performances informatiques en direct en tant que vidéo-jockey.

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T
Lucille Thièvre
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Lucille Thièvre commence sa carrière comme styliste chez Hermès et Givenchy. Elle crée une première collection personnelle qui sera sélectionnée en 2019 pour la compétition mode du festival de Hyères. Cette collection genèse lui permettra de poser les premières pierres de sa marque éponyme en 2021, post covid. Elle développe depuis ses collections de prêt-à-porter et d’accessoires.

Depuis sa première collection, elle explore son héritage familial, patrimoine vivant des années 80/90 incarné par sa mère et les femmes de sa famille. Influencée par cette féminité sensuelle loin des fantasmes, Lucille travaille les matières et les formes à la façon d’une artisane. Elle emprunte au vocabulaire du maillot de bain pour sculpter le corps, toujours dans des couleurs ambigües. Elle intègre chaque saison des pièces iconiques du vestiaire féminin actuel comme le denim, qu’elle s’amuse à twister.
Depuis la collection genèse, les boutons, perles et boucles en verre, tous uniques et multiples, constituent la signature de la marque.

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Yan Tomaszewski
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Yan Tomaszewski est sculpteur et réalisateur. Son travail touche à des sujets aussi variés que la vie des pierres, le néodruidisme, la chirurgie esthétique, l’astrochimie ou la psychanalyse. Le corps hybridé est le dénominateur commun de ses projets.

Les formes qu’il produit s’inscrivent dans un processus documentaire qui conjugue enquête de terrain, travail en atelier, écriture et tournages. Ses sculptures, principalement en céramique et verre, ont souvent une double destination: celle d’être installées dans un espace d’exposition ou activées par la performance et celle d’intégrer la matière de ses films.

Formé aux Beaux-Arts de Paris et au Fresnoy, ses projets sont présentés aussi bien dans des institutions d’art contemporain que dans des festivals de cinéma, principalement documentaires.

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U
Under Arrest
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Le travail d’Under Arrest, artiste, productrice sonore et DJ se caractérise par une fusion du liminal et du numérique à travers les jeux vidéo, le dessin, la sculpture digitale et la céramique. Les jeux vidéo ne sont pas simplement un divertissement de masse, mais un mouvement artistique essentiel de notre époque, ils offrent une multitude d’experiences et de perspectives.

«La musique a toujours été l’une de mes plus grandes inspirations pour créer des visuels et pendant le processus de création, elle aide à enrichir le récit par la bande sonore. Il m’est essentiel de ressentir la solitude adolescente afin de créer un monde sûr pour soi-même et de l’habiter. Mon ambition est de créer des mondes virtuels non standardisés, plus inclusifs, où chacun peut se reconnaître. Anciennes icônes, pionnier.es sans genre, hybridations et métamorphoses antispecistes peuplent mes créations. À l’aide de la technologie de l’IA comme support créatif, les prompts résonnent tels des incantations et donne vie à des idées visuelles. Ses images mutantes plongent le spectateur dans des espaces où se mêlent fascination et craintes. Mon travail interroge la coexistence de nouvelles et anciennes technologies, dans une perspective meta-humaniste».

À travers le storytelling interactif, Under Arrest nous invite à réfléchir à la manière dont cette nouvelle ère numérique transforme nos mythes partagés et nos identités individuelles. Elle créée des refuges à travers des repères ancestraux en intègrant des éléments visuels liés aux jouets qui éveillent des souvenirs nostalgiques profondément enfouis, ils sont le reflet de notre subconscience.
Dans cette ère post-internet, elle explore le metahumanisme qui radicalise et pousse plus loin les post-humanismes queer et décoloniaux. Les métabodies dénoncent le processus civilisateur des derniers millénaires et sa construction associée de l’être humain apte, neurotypique, rationnel, centré sur le discours, hétéronormatif et binaire, c’est une anomalie cosmique et un échec radical qu’il faut surmonter, en s’engageant dans le mouvement de variation de la Nature mutante, en transformant la perception.

Under Arrest est aussi curatrice et graphiste du label et mix serie Cuntry Club.

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V
Eloïse Vo
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Diplômée de la HEAR de Strasbourg et du DIU EUR ArTeC, Eloïse Vo est artiste et doctorante à l’EPFL et à la Hes-So HEAD à Genève. Son projet de recherche-création étudie les expériences du neuroscientifique John C. Lilly, à partir de l’analyse spatiale, médiatique et relationnelle de son laboratoire: la Dolphin House. Sa pratique artistique se déploie dans le domaine élargi du design graphique, des arts numériques et de la performance, pour explorer les écologies cybernétiques du wetware, et les formes de techno-sensibilités qui se développent à l’interface de nos environnements hybrides - numériques et non numériques. Ses travaux ont récemment été exposés au Signe à Chaumont et au Festival Parallèle à Marseille. En 2023, Eloïse fonde la plateforme éditoriale et curatoriale Tired by design, I wish it was AI, pour explorer les écologies de la production et du démantèlement.

Crédit photo: Marine Brilloit, art-cade galerie des bains douche, Parallèle, La Relève IV: Veiller, 2022

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Z
Wendie Zahibo
Le Wonder - Artistes

Wendie Zahibo est une artiste visuelle, poétesse originaire de la Côte-d’Ivoire et de la Centrafrique. Vivant actuellement à Paris, son travail et ses recherches explorent les expériences des personnes afro-descendantes, en particulier dans les Caraïbes francophones.

En 2015, elle édite son premier ouvrage, un beau livre intitulé Reines Des Temps Modernes et fonde la plateforme média du même nom. Pendant 7 ans, elle part à la rencontre et interview plus de 200 femmes noires entre la France hexagonale, les Amériques, les Antilles ou encore l’Afrique francophone.

En 2018, elle met en ligne le podcast Sexuality Matter, une réflexion sur les sexualités des femmes noires, à la suite duquel, en 2020 elle sort un second recueil de poésie, Corsé de cuirs, aux éditions Neg Mawons, une ode aux féminités et aux désirs des femmes noires.

Depuis 2021, elle explore l’art visuel à travers le prisme du collage papier, du collage numérique, mais également de la photographie plurielle (photographies mêlant texte, musique, collage et/ou peinture). Son travail s’inscrit dans la lignée du réalisme magique caribéen. En 2023, elle présente la série MASONN sur les thématiques de l’architecture territoriale, la mémoire et les rêves en contexte caribéen.

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